L'évolution des relations franco-allemandes de 1870 à 2025
- L'évolution des relations franco-allemandes de 1870 à 2025
- 01 1871 - 1945 Les trois guerres
- 02 1945 – 1963 La réconciliation sous le signe du processus d'unification européenne
- 03 1963 - 1984 Le mariage au quotidien
- 04 1984 - 2005 Une relation chancelante
- 05 2005 - 2017 Le retour des crises
- 06 2017 - 2025 Un couple fragile
- L'évolution des relations franco-allemandes de 1870 à 2025
- 01 1871 - 1945 Les trois guerres
- 02 1945 – 1963 La réconciliation sous le signe du processus d'unification européenne
- 03 1963 - 1984 Le mariage au quotidien
- 04 1984 - 2005 Une relation chancelante
- 05 2005 - 2017 Le retour des crises
- 06 2017 - 2025 Un couple fragile
Eine virtuelle Ausstellung von
Introduction
La signature du traité de l'Élysée en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer est sans aucun doute l'événement le plus marquant de l'histoire des relations franco-allemandes. Ce traité d'amitié a mis fin à plusieurs décennies d'hostilité entre les deux voisins et a ouvert la voie à une coopération fondée sur la confiance. Celle-ci constitue le fondement de ce que l’on appelle aujourd’hui le « tandem franco-allemand ». Son importance pour l’Europe est telle que l’on parle également de son « moteur franco-allemand ».
Si le 22 janvier 1963 marque un tournant dans les relations entre les deux pays, il existait déjà, bien avant la signature du traité, des personnes et des groupes des deux côtés du Rhin qui s’efforçaient de rapprocher les deux pays.
L’objectif de cette exposition virtuelle est de retracer la longue histoire des relations franco-allemandes depuis la guerre de 1870-1871. L’accent est mis sur l’action de la société civile transnationale, qui s’est toujours et inlassablement efforcée d’établir des contacts afin de favoriser la compréhension mutuelle. Et ce, même à des époques où les tensions politiques semblaient insurmontables.
Parallèlement à la version française de cette exposition, nous en avons créé une version allemande, également disponible sur DDBstudio : https://ausstellungen.deutsche-digitale-bibliothek.de/deutsch-franzoesische-beziehungen
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Beschreibung
Karikatur von Maurice Marais, erschienen in La Caricature am 17. Mai 1890.
Caricature de Maurice Marais parue dans La Caricature le 17 mai 1890.
Die Karikatur wurde einem Digitalisat der entsprechenden Ausgabe der Zeitschrift entnommen, das in Gallica der digitalen Bibliothek der Französischen Nationalbibliothek verfügbar ist.
La caricature a été tirée d'une version numérisée du numéro correspondant du magazine, disponible dans Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Maurice Marais ; Karikaturist, Zeichner, 1852-1898
Zeit
17.05.1890
Ort
La Caricature (ZDB-ID: 330218-0)
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Guerres et tensions (1871-1918)
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la France et l'Allemagne connaissent de nombreux bouleversements internes. En France, l’empereur Napoléon III, le neveu de Napoléon Bonaparte, règne depuis le coup d'État de 1851. De son côté, l'Allemagne connaît une montée du nationalisme depuis 1848 et cherche de plus en plus à s’affirmer dans la compétition coloniale. Dans ce contexte, les tensions entre les deux pays s'intensifient de plus en plus. La guerre de 1870/71 et le traité de paix de Francfort marquent le début d’une longue inimitié qui se traduit dans de nombreuses crises entre les deux pays. Crises trouvant leur paroxysme à l’été 1914, suite à l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche.
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Das Schwarze Gespenst
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Beschreibung
Karikatur von Wilhelm Scholz, erschienen in Kladderadatsch im Jahr 1869.
Caricature de Wilhelm Scholz parue dans Kladderadatsch en 1869.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Wilhelm Scholz : Karikaturist, Zeichner, 1874-1969
Zeit
1869
Ort
Kladderadatsch 22, Nr. 28, S. 214.
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La guerre de 1870/1871
La guerre de 1870/1871 est une conséquence directe de l’accentuation des tensions entre la France napoléonienne et des États allemands menés par le Prussien Guillaume Ier. Tant la guerre austro-prussienne de 1866 que la crise du Luxembourg de l’année suivante constituent des étapes vers le conflit entre les deux grandes puissances d’Europe de l’Ouest. Ce sont finalement la question de la succession au trône d’Espagne et la fameuse dépêche d'Ems qui causent le début d’une guerre aux effets majeurs pour les deux pays et leurs relations. Si l’Allemagne en sort victorieuse et unifiée, la France, vaincue et désormais républicaine, nourrit des envies de revanche qui impactent durablement les rapports entre les deux pays.
La dépêche d'Ems
Au début de l’été 1870, l’abdication de la reine Isabelle II d’Espagne et la question de sa succession engendrent des tensions au niveau européen. Le prince Léopold de Hohenzollern, cousin catholique du Roi de Prusse Guillaume Ier, est pressenti. L’Empereur Napoléon III s’oppose à cette possibilité, de crainte de voir la France cernée par les Allemands à l’Ouest et au Sud, et Léopold renonce finalement à sa candidature le 12 juillet 1870.
Le lendemain, l'ambassadeur français Vincent Benedetti rencontre le roi de Prusse Guillaume 1er à Bad Ems afin d'obtenir son renoncement définitif à la candidature de Léopold. Guillaume confirme certes le retrait par Léopold de sa candidature à la couronne, mais refuse de garantir par écrit à l'ambassadeur qu'il n'y aurait plus aucune candidature des Hohenzollern à l'avenir.
Après la rencontre, Guillaume informe son ministre-président Otto von Bismarck par télégramme du déroulement de l'entretien, c’est la dépêche d’Ems. Bismarck raccourcit et modifie considérablement le texte avant de l'autoriser à être publié. Grâce à sa formulation tronquée, Bismarck donne à la conversation un ton nettement plus conflictuel qu'elle ne l’a été en réalité. Il supprime notamment les références à l'attitude courtoise du roi et aux multiples rencontres avec Benedetti. La publication de la dépêche sous cette forme provoque l'indignation en France et conduit à la déclaration de guerre à la Prusse le 19 juillet 1870.
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Emser Depesche
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
13.07.1870
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Bataille de Dijon
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1871
Ort
Épinal
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La guerre et la Paix de Francfort
La guerre franco-prussienne se déroule du 19 juillet 1870 au 10 mai 1871 et est marquée de nombreuses défaites françaises comme Gravelotte, la reddition de Sedan ou le siège de Paris. Suite à la capture de Napoléon III le 2 septembre 1870, la République est proclamée et poursuit la guerre sans succès. Le 18 janvier 1871 est proclamé à Versailles l'Empire allemand marquant l'aboutissement du projet de Bismarck d’unifier l’Allemagne et d’en faire une puissance mondiale. La France se voit contrainte le 26 janvier 1871 de signer un armistice et un mois plus tard des préliminaires de paix.
Le traité de paix est signé le 10 mai 1870 à Francfort. Il impose à la France des conditions draconiennes : la reconnaissance de l'annexion de l'Alsace-Moselle, une indemnité de 5 milliards de francs-or (soit environ 72 milliards d’euros) et une occupation militaire tant que la somme ne sera pas intégralement versée. Ce traité est perçu en France comme une humiliation, nourrissant un fort esprit de revanche et la formation de différents courants nationalistes de gauche ou de droite (dont le boulangisme est d’ailleurs une émanation). L’état d’esprit de la société française régnant à cette époque peut se résumer dans cette phrase de Paul Déroulède : « Ne pas déclarer la guerre, mais s’y tenir prêt. Y penser toujours, n’en parler jamais. »
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Ce qui les attend
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Archiv der UniBib Heidelberg (DDB)
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
03.1871
Ort
Actualités (ZDB-ID: 2652473-9)
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Premières tentatives de rapprochement
Au début du XXe siècle, les premières tentatives de réconciliation et de rapprochement ont vu le jour. Elles illustrent bien à quel point la question des relations entre l'Allemagne et la France était épineuse. À de nombreux niveaux de la société civile, des initiatives très diverses ont été mises en place pour tendre la main par-delà le Rhin. Parfois, cela se produit même de manière totalement imprévue. Du Congrès de la paix à Lucerne, en Suisse, à l’intervention spontanée de mineurs allemands après un accident mortel dans une mine, ces initiatives montrent que les citoyens étaient prêts, sur un plan métapolitique, à se rencontrer.
L’édition franco-allemnande Le Rire/Simplicissimus
En 1905, quelques mois après le début de la première crise du Maroc, Le Rire et Simplicissimus, les deux plus grands journaux satiriques des deux côtés du Rhin, publient ensemble un numéro spécial. Sous les slogans « Frieden mit Frankreich » et « Paix à la France », cette publication vise à promouvoir la paix et à critiquer le nationalisme des deux pays.
Cet événement symbolique est très remarquable. La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle sont marqués par des tensions diplomatiques, et cette initiative n'était pas la seule à promouvoir le rapprochement entre les deux pays. Comme d’autres initiatives, elle fait partie de ces actions qui visaient à la réconciliation.
Un des dessins de cette édition présente Marianne et Michel autour d'un berceau. Il est accompagné du texte suivant:
Viens, Marianne, écoute-moi,
Et donne-moi la main, ma chère.
Ton petit cœur, méchant naguère,
Bat vers le mien de bonne foi.
La noce sera la plus belle,
Notre enfant sera le plus beau.
Comment faudra-t-il qu’on l’appelle ?
La « paix de l’Europe au berceau »
Ainsi, c'est seulement par l'union de l'Allemagne et de la France que la paix en Europe pourra être assurée.
Copies allemandes et françaises du dessin présentant Marianne et Michel autour du berceau de la Paix en Europe
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Michel Marianne
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© Wilhelm Schulz, Simplicissumus Gemeinfrei
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
01.08.1905
Ort
Le Rire (ZDB-ID: 2718308-7)
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Michel Marianne
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© Wilhelm Schulz, Simplicissumus Gemeinfrei
Beschreibung
Karikatur mit Michel, Marianne und Europas Frieden
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Zeit
01.08.1905
Ort
Simplicissimus (ZDB-ID: 211633-9)
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Carte postale du XIXème Congrès universel de la Paix à Genève
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Zeit
1912
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Le congrès de la Paix de Lucerne en 1905
Après la guerre de 1870/71, certains Allemands et Français cherchent à réconcilier les deux pays. Ces « artisans de la paix » issue de la petite et moyenne bourgeoisie étaient convaincus que la réconciliation était la première étape vers une Europe pacifique. Ces pacifistes organisent de nombreuses rencontres, nommés Congrès universels pour la Paix, afin de trouver une voie commune et d'élaborer des compromis. Cet engagement bénéficie d'un climat politique un peu plus détendu après la démission de Bismarck en 1890.
Le congrès de la paix de Lucerne en septembre 1905 est un événement particulier. Pendant longtemps la question du statut de l’Alsace-Lorraine est éludée par les Français, qui en ont longtemps peu parlé. A Lucerne est affirmé le droit des peuples à s’autodéterminer eux-mêmes (idée française) dans le cadre d’un système de droit international qui doit encore être construit (demande allemande). De plus, les chefs des délégations allemande et française (Ludwig Quidde et Frédéric Passy) se serrent publiquement la main, en faisant un événement historique permettant peut-être un retour des échanges entre la France et l’Allemagne.
La reprise des tensions après les crises en Afrique du Nord et le début de la guerre à l'été 1914 firent finalement échouer ces initiatives. Cet engagement tomba peu à peu dans l'oubli, bien qu'il ait préparé les premiers pas vers le traité de l'Élysée.
La catastrophe de Courrières
Le 10 mars 1906, une violente explosion se produit dans la ville minière de Courrières et plus de 1800 mineurs restent bloqués dans les galeries. Une mission de sauvetage est entreprise mais les secours français sont non rapidement dépassés, car ils ne disposent pas de l'équipement de protection respiratoire nécessaire pour atteindre les mineurs bloqués. La recherche des survivants est rapidement arrêtée, ce qui engendre mécontentement générale, grève à grande échelle et intervention de l’armée.
Après un appel à l'aide lancé par la France, une équipe de secours allemande composée de 25 mineurs de la Ruhr arrive dans la soirée du 11 mars pour apporter son aide. Grâce à leur équipement moderne, ils commencent immédiatement à rechercher des survivants. Le 30 mars, soit 20 jours après l’explosion, 13 mineurs sont encore sauvés et, le 4 avril, les secouristes allemands retrouvent le dernier survivant. Au final, 1 099 mineurs perdent la vie dans cet accident, qui est la catastrophe minière la plus meurtrière d'Europe.
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Arrivée des sauveteurs allemands
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Zeit
1906
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14-03-1906_le_figaro_courrieres.jpeg
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© Groupe Le Figaro
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Zeit
14.03.1906
Ort
Le Figaro (ZDB-ID:126275-0)
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"Quand voulez-vous commencer, capitaine?
Tout de suite, monsieur"
Dialogue entre les mineurs français et les sauveteurs allemands à l'arrviée de ces derniers à Courrières rapporté dans un compte-rendu du Figaro publié le 14 mars 1906.
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10_1906 Assiette au beurre Courrieres.jpeg
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© Demoloy, via Galllica
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Zeit
1906
Ort
L'Assiette au beurre (ZDB-ID:2630341-3)
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Association sportive Sarreguemines. Grand match de football : 21 novembre 1921
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Zeit
1921
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Le rapprochement à travers le football
Le football se développe dans les 2 pays à partir de la deuxième moitié du XIXème siècle et son organisation en clubs ou en fédérations est, à ses débuts, encore chaotique. Ce n’est qu’à partir de 1904 qu’il se structure véritablement des deux côtés du Rhin avec la création de championnats nationaux et/ou régionaux. N’ayant pas une véritable reconnaissance ou surveillance de la part des Etats, cela laisse une liberté aux équipes de football pour organiser des rencontres franco-allemandes comme le montrent ces articles de presse. Comme pour la publication commune entre Le Rire et Simplicissimus, ces matchs revêtent une certaine importance symbolique en raison des tensions géopolitiques du moment.
Les tensions diplomatiques
Si entre 1871 et 1914, des tentatives de rapprochement ont bien lieu, cette période toutefois reste marquée par des tensions et des crises aiguës. Même si la démission de Bismarck permet une relative détente, les deux pays continuent à se regarder avec méfiance.
Cependant, la crise se déplace vers le Maghreb nord-africain et porte désormais plutôt sur des questions coloniales. Les deux crises marocaines de 1905 et 1911 conduisent à une reprise des tensions. En Europe, des crises telles que l'affaire de Saverne accentuent la pression. La situation explosive éclate après l'assassinat à Sarajevo de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand.
La première crise du Maroc
En début de XXème siècle, le Maroc, l’un des rares pays africains à être encore non colonisé, attise les convoitises de nombreuses puissances impérialistes. La France profite de l’assassinat d’un négociant français pour intervenir dans le pays et, avec le soutien du Royaume-Uni, cherche à affirmer sa domination sur le Maroc. Afin d’assurer l’indépendance de son pays, le sultan Abd al-Aziz en appelle à Guillaume II, qui cherche de son côté à fragiliser l’alliance franco-britannique (également nommée Entente Cordiale).
Celui-ci débarque à Tanger fin mars 1905, et affirme l’indépendance du Maroc, son ouverture à la concurrence pacifique de toutes les nations, ouvrant ainsi la première crise marocaine. Celle-ci se conclut lors de la conférence d'Algésiras d’avril 1906, qui réunit le Maroc, les Etats-Unis ainsi que 11 puissances européennes. Il y est finalement décidé que le Maroc reste formellement indépendant, mais aussi que la France et l'Espagne y bénéficient de droits spéciaux.
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Im Krankenhaus von Algeciras
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© DHM, Berlin PK 96/356 via Wikicommons
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1906
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André Morizet
Zeit
16.09.1911
Ort
L'Illustration (ZDB-ID: 218521-0)
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La seconde crise du Maroc
Quelques années après ce que l’on a pu appeler le « Coup de Tanger », la France, sur demande du sultan, envoie des troupes rétablir l’ordre dans certaines provinces marocaines aux prises avec des révoltes. Face à ce qui est perçu comme une violation des accords d’Algésiras, l’Allemagne fait mouiller une canonnière, la Panther, dans la baie d’Agadir, alors fermée au commerce étranger, afin officiellement de s’assurer de la sécurité de ces quelques ressortissants sur place.
Cette provocation allemande engendre une vive réaction en Europe. France et Angleterre, encore unies dans le cadre de l’Entente Cordiale, font front commun et les deux voisins rhénans sont au bord de la guerre. L’affaire est cependant réglée diplomatiquement. En échange du retrait de sa canonnière et de la cession de 272 000 km2 de territoires africains – cédés au Cameroun allemand – la France obtient de l’Allemagne qu’elle cesse ses revendications sur le Maroc, qui devient un protectorat français l’année suivante.
Encore une fois, une crise coloniale engendre une crise franco-allemande qui, grâce à une diplomatie française soucieuse de la paix, n’enclenche pas une guerre ouverte. Elle constitue encore une nouvelle étape dans la marche vers la guerre en Europe.
La critique de l'impéralisme allemand en France
Le caricaturiste français Adolphe Willette représente les humiliations que, selon lui, la France pacifiste a dû subir au cours des dernières décennies de la part de son voisin militariste : avec « Panther », « Agadir » et « Congo », il fait référence aux conflits coloniaux depuis la Conférence de Berlin en 1885, « Nancy » (qui devient la plus grande ville de la région sous domination allemande), « Saverne 1911 » et l'affaire Schnaebelé en 1887 sont des exemples d'occasions qui contribuent à la montée des tensions entre les deux pays.
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Militarisme
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© Gallica
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
30.11.1918
Ort
Le Rire (ZDB-ID: 2718308-7)
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La Première Guerre mondiale
La Première Guerre mondiale se déroule simultanément sur plusieurs fronts. À l'Ouest, aux frontières de la France et de l'Italie, une première ligne de combat se forme. À l'Est, l'Empire russe fait face à la Triple Alliance, de la Baltique à la mer Noire. Un troisième grand front se trouve également dans les Balkans. Mais en réalité, la Grande Guerre s'étend à presque toute la planète, en particulier en Afrique et au Proche-Orient, ainsi que sur tous les océans. Sur le front occidental, la Première Guerre mondiale se caractérise par trois phases distinctes. D'août à novembre 1914, il s'agit d'une guerre de mouvement. L'utilisation de nouvelles armes très meurtrières (artillerie lourde, gaz...) met cependant fin à ces avancées rapides et a conduit à une guerre de position dès la fin 1914. Le conflit se transforme alors en une guerre de tranchées dont Verdun en est le symbole. La guerre de mouvement reprend en mars 1918. L'état-major allemand lance une série d'attaques infructueuses sur le front occidental, à la suite desquelles les Alliés passent à la contre-offensive et repoussent les troupes ennemies jusqu'aux frontières allemandes.
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Déclaration de l'état de guerre
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1914
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Soldats allemands dans les tranchées pendant la bataille de Verdun, 1916-1917
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© Bundesarchiv
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1916/1917
Ort
Bundesarchiv: 183-R34773
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Déroulement du conflit
Quand la guerre éclate, en août 1914, les États-majors belligérants appliquent des plans longuement mûris. Sur le front occidental, les offensives françaises en Alsace et en Lorraine (Plan XVII) échouent. Cependant, le gros des forces allemandes traverse la Belgique, conformément au Plan Schlieffen. Leur progression est stoppée sur la Marne, du 6 au 9 septembre, et le front se stabilise en décembre, de la frontière suisse à la mer du Nord. Fin 1914, sur 750 kilomètres, tranchées allemandes et alliées se font face. C’est le début des guerres de tranchées.
Tout au long de l’année 1915, les États-majors cherchent à reprendre l’offensive sur le front occidental. Les terribles combats d’Ypres, d’Artois et de Champagne n’ont guère de résultats, si ce n’est d’énormes pertes en hommes. Les grandes batailles de 1916, Verdun et la Somme, sont également coûteuses et inutiles. Lors de la première, ce sont 700 000 hommes qui tombent. Le bilan monte à 1 000 000 lors de la seconde, sans que la ligne du front soit modifiée de plus de quelques kilomètres.
Tout en mobilisant en profondeur leurs propres ressources, les belligérants cherchent à élargir leurs alliances pour rompre l’équilibre relatif des forces. Les premiers mois de l’année 1917 sont plus marqués par la situation politique et la fatigue de la guerre. En mars, le régime tsariste s’effondre et le gouvernement provisoire tente de poursuivre le conflit. La prise du pouvoir par les Bolcheviques, en novembre, change les données de l’équation et l’armistice de Brest-Litovsk avec l’Allemagne est signé en décembre. À l’Ouest, les forces allemandes se replient sur la ligne Hindenburg pour raccourcir la ligne de front.
L’Allemagne lance, le 21 mars 1918, une grande offensive, entre Arras et La Fère et, pour la première fois depuis 1914, le front est enfoncé. La Marne est à nouveau franchie et Paris à nouveau menacée. Mais l’armée allemande est à bout de force et privée de réserves. À partir du 18 juillet les Alliés sont en mesure de passer à la contre-offensive et sans toutefois subir de désastre, l’armée allemande est à chaque fois contrainte de céder du terrain, abandonnant de très nombreux prisonniers. Un prolongement de la guerre ne peut aboutir qu’à la déroute. Quand l’armistice est signé le 11 novembre 1918, deux jours après l’abdication de Guillaume II, le territoire français est déjà presque complètement libéré.
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Attaque du 1er régiment de tirailleurs marocains
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Zeit
1918
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Le Traité de Versailles
Le traité de paix de Versailles, conclu le 28 juin 1919 entre l'Empire allemand, la France et ses alliés attribue à l'Allemagne et à ses alliés l'entière responsabilité de la guerre et de tous les dommages causés pendant celle-ci. C’est aussi le moyen de venger Francfort. Le Premier ministre français de l'époque, Georges Clémenceau, déclare ainsi de sa conclusion que « l'heure des comptes a sonné ».
Ses conditions sont très dures pour l'Empire allemand : il doit notamment céder des territoires à l'ouest et à l'est de ses frontières, démilitariser certaines zones frontalières, accepter une réduction drastique de son armée, fournir des matières premières telles que le charbon à ses voisins et verser 132 milliards de marks-or à titre de réparations.
Pour les Français, Francfort est vengé. En Allemagne, le traité est perçu par beaucoup comme une humiliation ou un diktat. Il pèse lourdement sur les relations franco-allemandes. Le fait de l'avoir accepté et de devoir le mettre en œuvre est également une cause importante de l'instabilité politique de la République de Weimar.
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Traité de Versailles, page 213 et 214
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Affiche contre le Traité de Versailles
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© Bundesarchiv
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Zeit
1919/1933 ca.
Ort
Weylandt, Berlin
L'opposition allemande au Traité de Versailles
En Allemagne, le Traité de Versailles est fortement critiqué. La critique la plus répandue concerne les réparations que l'Allemagne doit payer à la France. Celles-ci sont jugées non seulement trop élevées mais impactent directement la vie des Allemands - comme le rappelle l'affiche ci-contre. Les difficultés allemandes sont dûes à la rapacité des Alliés.
Le traité est d'autant plus critiqué que le Reich allemand n'a pas été convié aux discussions du Conseil des Quatre (France, Royaume-Uni, Italie et États-Unis) comme l'aurait voulu la coutume. Par son absence, l'Allemagne n'a par exemple pas pu protester contre certains articles comme le 231 qui met la responsabilité de la guerre sur les perdants du conflit, les rendant ainsi coupables de tous les dommages causés.
Ce dur traité (jugé cependant trop doux par certains Français comme le Maréchal Foch) a un impact direct sur l'ambiance politique de la République de Weimar. Perçu comme un "diktat", il participe à l'instabilité social et politique de l'Allemagne des années 20 et 30 et peut être vu comme l'une des causes de la montée des mouvements radicaux et extrémistes durant cette période
Après la guerre est avant la guerre (1918-1945)
L’acceptation du Traité de Versailles et sa mise en application deviennent une cause importante de l'instabilité politique de la République de Weimar et d’une relation tendue avec la France. L'année 1924 marque cependant un tournant dans les relations franco-allemandes après la Première Guerre mondiale : L'alliance électorale de gauche qui remporte les législatives en mai 1924 abandonne la politique de confrontation vis-à-vis de l'Allemagne et s'efforce de se réconcilier avec l'ancien adversaire. Cette nouvelle orientation de la politique étrangère française aboutit à la conclusion des accords de Locarno en 1925 et un âge d’or des relations franco-allemandes
Cette période ne dure pas. A partir de l'arrivée au pouvoir des nationaux-socialistes en 1933, l'Allemagne mène une politique agressive, expansionniste et anti-française, contrevenant délibérément aux dispositions du traité de Versailles. Ce changement dans la politique étrangère allemande ne rencontre qu'une faible résistance en France, où la crainte d'une nouvelle guerre est très forte. Après l'invasion allemande de la Pologne le 1er septembre 1939, la France et la Grande-Bretagne, alliées de la Pologne, déclarent finalement la guerre au Reich allemand, ce qui marque le début de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle la France est occupée par les troupes allemandes de 1940 à 1944.
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Troupes françaises à Essen
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© Bundesarchiv
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
01.1923
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"L’esprit de Locarno" contre l'animosité franco-allemande
Jusqu'en 1925, les relations entre la France et l'Allemagne sont très tendues. L'occupation de la Ruhr en est certainement l'illustration la plus parlante. En raison du non-paiement des réparations convenues dans le traité de Versailles, la France et la Belgique décident en janvier 1923 d'occuper la région de la Ruhr. Des grèves et des troubles éclatent en signe de protestation et de résistance. Les meneurs sont arrêtés et traduits devant des tribunaux militaires. Après la signature du Plan Dawes en 1924, qui redéfinit la dette allemande, les territoires sont entièrement évacués au milieu de l'année 1925.
C'est cette année-là que se déroule la Conférence de Locarno. Celle-ci vise à régler des différents en Europe afin de garantir une paix durable sur le continent. Par ses dispositions, son contexte mais aussi ses acteurs, la Conférence obtient un grand succès qui engendre une détente dans les relations franco-allemandes et même une certaine reprise des relations entre les pays, notamment au niveau de la société civile.
La Conférence de Locarno (1925)
La conférence de Locarno de 1925 se déroule dans un contexte de stabilisation et de rapprochement de la France et de l’Allemagne. Des délégués allemands, français, polonais, britanniques, italiens et tchécoslovaques s’y réunissent pour discuter de la sécurité en Europe et des frontières de l’Allemagne. Cette conférence est également marquée par une convergence d’intérêts entre la France et l’Allemagne : la première cherche une garantie de sécurité pour sa frontière à l’Est et l’Allemagne cherche à stabiliser sa frontière occidentale pour espérer une renégociation de sa frontière orientale.
Pour les relations entre les deux pays, les Accords de Locarno signifient une double reconnaissance de la frontière entre la France et l’Allemagne, le maintien de la zone démilitarisée du Rhin ainsi que l’interdiction pour les forces étrangères d’entrer dans le territoire allemand en cas de crise à l’Est. L’acte le plus important est surtout l’admission de l’Allemagne dans la Société des Nations. Comme le résume un historien français : „Pour la première fois, la paix semblait régner vraiment“
Quelques mois après les Accords, Gustav Stresemann et Aristide Briand (les représentants de l’Allemagne et de la France à Locarno) se rencontrent à Thoiry pour discuter de potentielles concessions politiques françaises contre une aide économique allemande. Si l’entrevue ne débouche finalement sur rien de concret, la symbolique des représentants de deux nations ennemies se retrouvant dans une auberge en France permet une cristallisation du mythe d’une amitié franco-allemande balbutiante. Le prix Nobel de la paix décerné en 1926 aux deux politiciens pour leur action dans la réconciliation et la paix en Europe fait le reste.
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Friedensengel von Locarno
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Johnson; Karikaturist, Zeichner und Maler, 1874-1954
Zeit
12.1925
Ort
Kladderadatsch (ZDB-ID: 2149312-1), S. 1
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Société des Nations - Stresemann, Chamberlain, Briand et Von Schubert
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1926
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Aristide Briand et Gustav Stresemann
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1926
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Ludwig Quidde et Ferdinand Buisson (Prix Nobel de la Paix 1927)
Le Prix Nobel reçu par Gustav Stresemann et Aristide Briand en 1926 fait souvent oublier que Ludwig Quidde et Ferdinand Buisson, les deux récipiendaires en 1927, ont aussi été récompensés pour leur action en faveur des relations franco-allemandes.
Comme raconté plus haut, les pacifistes ont, tant après 1871 qu’au lendemain de la Première guerre mondiale, beaucoup réfléchi à la manière de garantir la paix en Europe. En 1924 est organisée à Berlin la première manifestation du monde pacifiste autour du problème franco-allemand. La délégation française rassemblait les grands noms du pacifisme français comme Ferdinand Buisson. La conférence est vue comme un succès et il est décidé qu’une conférence aurait aussi lieu à Paris. Celle-ci sera de son côté un échec et aucun compromis n’est trouvé.
Toutefois, cette volonté de discuter des problèmes franco-allemands n’échappe pas aux membres du jury du Prix Nobel de la Paix. Dans son Laudatio, le Professeur Frederik Stang félicite Ferdinand Buisson et Ludwig Quidde pour leur contribution à au rapprochement franco-allemand. Il rappelle aussi qu’en « décernant le prix Nobel de la paix de cette année à M. Buisson et à M. Quidde, le comité Nobel souhaite attirer l'attention sur un fait qui inspire confiance : le fait qu'une opinion publique favorable à la coopération pacifique entre les peuples s'est créée en France et en Allemagne ; c'est elle seule qui a rendu possible la réconciliation entre l'Allemagne et la France, scellée par les accords de Locarno, couronnés par les prix de la paix de 1925 et 1926. »
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Henri La Fontaine et Ludwig Quidde
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1924
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Katia et Thomas Mann
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Annemarie Schwarzenbach
Zeit
1933
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"L’esprit de Locarno" et le Locarno intellectuel
Après la signature des Accords de Locarno, on a souvent parlé d’esprit de Locarno pour désigner l’état d’esprit qui règne entre la France et l’Allemagne. D’un point de vue politique, le Pacte Briand-Kellogg signé en 1928 et rendant la guerre hors la loi marque l’apogée de cette période de détente qui s’achève avec la mort de Stresemann en 1929 et de Briand en 1932.
Durant ces quelques années, de nombreuses voix se font entendre pour favoriser un rapprochement des deux peuples au niveau intellectuel. Un « Locarno intellectuel » d’après les mots d’Heinrich Mann, qui, en parlant d’un rapprochement intellectuel entre les deux pays disait : "Plus qu'autrefois, j'en crois la réalisation possible et même déjà commencée. […] Espérons pourtant que ni dans l'un, ni dans l'autre des deux pays, les résistances seront assez fortes pour entraver sérieusement les progrès d'un Locarno intellectuel."
Dans ce contexte, de nombreuses initiatives culturelles se mettent en place, comme par exemple le Groupe d’information internationale de l’ENS qui cherche à lutter contre la germanophobie à l’université. Le zénith du Locarno intellectuel se trouve dans les 9 jours que passe Thomas Mann à Paris à l’invitation d’Henri Lichtenberger – qui voit en lui l’ambassadeur extraordinaire de l’esprit allemand - et la Fondation Carnegie en janvier 1926. Celui qui avait par le passé été très critique de la France, tient une conférence dans laquelle il esquisse les conditions d’un dialogue entre les nations européennes. Lors de son séjour à Paris, il rencontre aussi le Comte Coudenhove-Kalergi et Louise Weiss, deux illustres européens. Cette expérience est relatée dans son ouvrage « Pariser Rechenschaft. »
Des acteurs qui s’engagement pour la réconciliation
On observe entre les deux guerres mondiales une multiplication des associations qui, sous l’impulsion de grandes figures, cherche à faire la promotion d’un rapprochement franco-allemand. Celui-ci peut se faire à tous les niveaux et prendre de nombreuses formes. Dans ce qui suit, nous dressons un rapide portrait de cette mouvance franco-allemande.
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Portrait d'Otto Grautoff par Emil Stumpp
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Beteiligte Personen und Organisationen
Emil Stumpp
Zeit
19.02.1926
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Otto Grautoff (1876-1937) comme exemple de l’engagement allemand
Otto Grautoff fait partie de ces Allemands qui, par le truchement de la langue et des études culturelles, font avancer à leur niveau les relations franco-allemandes. Né en 1876 et mort en 1937, il est un grand romaniste et est surtout connu pour être le traducteur de Romain Rolland. Il est également convaincu de l’importante des études culturelles. En partant de la connaissance de la langue, il est convaincu que l’on ne peut que mieux découvrir la culture, l’histoire ou encore l’économie des autres pays.
Cette idée de médiation culturelle est au cœur de son engagement politique. Il fonde en 1927 la société franco-allemande (DFG) dont il est le président et entretient de nombreux contacts avec les germanistes des lycées et universités français. Il doit cependant fuir l’Allemagne en 1933. Il meurt à Paris d’une crise cardiaque quelques années plus tard.
Henri Lichtenberger (1864-1941) comme exemple de l’engagement français
L’Alsacien Henri Lichtenberger est, au même titre qu’Edmond Vermeil et Félix Bertaux, l’un des grands noms d’une germanistique d’entre-deux guerres favorable à un retour des relations franco-allemandes. Né en 1864 dans une famille bourgeoise, il est un spécialiste de la langue allemande (notamment Nietzsche, Novalis ou Heine) et son activité va beaucoup influencer ses engagements.
Au lendemain de la Grande Guerre, il se tourne vers la germanistique en tant qu’études culturelles pour agir en faveur de la paix. Avec le soutien de la Fondation Carnegie, il développe des actions pour la conciliation internationale et l’idée d’un cosmopolitisme international. Directeur de l’institut d’études germaniques, il maintient ses liens avec l’Allemagne nazie, ce qui peut lui valoir des critiques, notamment lorsqu’il relativise les lois antijuives du parti national-socialiste. Il fait aussi partie du Comité Franco-Allemand d'Information et de Documentation qui, sous la direction de l’industriel Émile Mayrisch, cherchait à rapprocher France et Allemagne notamment d’un point de vue économique.
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La Sorbonne. M. le professeur Lichtenberger
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Jean Bonnerot
Zeit
19xx
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L’Union Fédérale et l’Union nationale des combattants
Au lendemain de la guerre se créent des associations pour la prise en charge des anciens combattants. Ces derniers ont en effet besoin de soutien pour leur retour dans la vie civile. En France, les deux plus grandes associations d’anciens combattants sont l’Union fédérale (l’UF) et l’Union nationale des combattants (l’UNC). A leur zénith, les deux associations revendiquent chacune jusqu’à un million d’adhérents. En Allemagne, la plus grande structure d‘accompagnement des soldats est la Deutsche Kriegsopferversorgung. Ces groupes, par leur expérience de la guerre, sont à même de parler de la paix et le pacifisme devient un socle idéologique commun. Elles forment par la suite le CIAMAC ou la FIDAC, qui sont des organisations plus larges qui cherchent à favoriser la paix à travers l’expérience de feu des anciens combattants.
L’arrivée des nazis change la donne du côté français. Leur interlocuteur devient le NSKOV (Nationalsozialistische Kriegsopferversorgung), qui regroupe toutes les associations allemandes d’anciens combattants alors refondées. Celui-ci devient l’un des outils de la politique française d’Otto Abetz. Les chefs de l’UF et de l’UNC rencontrent Hitler et deviennent aussi des relais de la propagande nazie. Si les soldats restent animés par des idéaux pacifistes, on retrouve les chefs des deux associations dans les mouvances collaborationnistes à partir de 1940.
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Pour la collaboration franco-allemande
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
01.02.1933
Ort
Cahier de l'Union Fédérale des Associations Françaises d'Anciens Combattants et Victimes de la Guerre et des Jeunesses de l'Union Fédérale, S. 14
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"L’opinion française a compris depuis longtemps que la collaboration franco-allemande est la condition primordiale d’une paix durable en Europe. Mais en Allemagne, dans le désarroi social et intellectuel dû pour une grande part à la misère, l’opinion publique ne se rend pas encore un compte exact de cette vérité. Un trop grand nombre d’Allemands sont enclins à croire que, par une sorte de fatalité, la France et l’Allemagne sont deux pays ennemis."
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Communication concernant un échange scolaire de la Société franco-allemande
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Zeit
1929
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La Deutsch-Französische Gesellschaft (DFG)
La Deutsch-Französische Gesellschaft est une organisation qui se crée sur la base de groupes locaux s’intéressant à la France. Les membres étaient issus de la bourgeoisie cultivée, que l’on peut rapprocher des idées de Gustav Stresemann. Son objectif était la création d’un espace franco-allemand au sein duquel les ressortissants des deux pays peuvent dialoguer et explorer les possibilités de l’entente sur la base de la société civile. De par sa structure décentralisée, il est compliqué d’évaluer son nombre exact de membres, d’autant plus que la structure engendrait des projets divers et variés, comme par exemple les échanges épistolaires (voir à gauche) de part et d’autre du Rhin. Si elle n’a pas eu de réel équivalent en France, son partenaire principal en France est la Ligue d’études germanistes (LEG). La DFG est dissoute en 1934 et réapparait sous une nouvelle forme plus en adéquation avec les idées du nouveau gouvernement.
La Ligue d’études germaniques (LEG)
En France, l’étude de l’allemand s’est détachée dès le XIXème siècle des autres langues étrangères, créant ainsi structures et réseaux de communications indépendants. Cependant, la Grande Guerre engendre une chute de l’apprentissage de l’allemand (en 1928 seuls 30% des élèves du secondaire l’apprenait, contre 55% la veille de la guerre).
Pour lutter contre cette chute, répondre aux difficultés des enseignants d’allemands et agir en faveur d’une réconciliation entre les deux pays est créée la LEG en 1928 avec le linguiste Henri Lichtenberger comme président d’honneur. Cette structure mise sur pied sans aide extérieure, compte jusqu’à 2 500 membres (pour la plupart issus du monde éducatif) en 1932 et établit rapidement des liens avec les DFG pour par exemple organiser des correspondances et des échanges d’élèves et d’étudiants. L’arrivée des nazis au pouvoir marque l’arrêt du développement des LEG, qui périclitent rapidement. On retrouve certains des membres dans le Comité France Allemagne même si les professeurs n’y jouent plus aucun rôle.
France et Allemagne après la prise de pouvoir des nazis
La prise du pouvoir en 1933 par les Nazis marque un arrêt dans le développement des initiatives pour rapprocher les Français et les Allemands. La reprise en main ou la refonte des organisations déjà existantes permet cependant une certaine continuation des relations entre les deux pays, même si celles-ci sont désormais sous influence idéologique et que les organisations allemandes deviennent un outil de propagande dans les mains d’Otto Abetz. Après 1940, certains des acteurs ayant réclamé un rapprochement franco-allemand vont se compromettre dans la collaboration.
Suite à la prise de pouvoirs des nazis en début d'année 1933, de nombreux Allemands fuient leur pays pour éviter les persécutions. Dans cet article publié dans les Cahiers de l'Union Fédérale, on découvre un compte-rendu de l'aide apportée à ces réfugiés.
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Les réfugiés allemands à Paris
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Beteiligte Personen und Organisationen
Peter Freund
Zeit
01.09.1933
Ort
Cahier de l'Union Fédérale des Associations Françaises d'Anciens Combattants et Victimes de la Guerre et des Jeunesses de l'Union Fédérale, S. 11-12
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Les réfugiés allemands à Paris
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Beteiligte Personen und Organisationen
Peter Freund
Zeit
01.09.1933
Ort
Cahier de l'Union Fédérale des Associations Françaises d'Anciens Combattants et Victimes de la Guerre et des Jeunesses de l'Union Fédérale, S. 11-12
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Joseph Caillaux
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Zeit
1925
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Le discours de Caillaux sur les rapports entre la France et l'Allemagne (1933)
Joseph Caillaux était une figure phare de la Troisième république. Détesté pour ses scandales politiques, ses réformes fiscales (mise en place d’un impôt sur le revenu et luttes contre les paradis fiscaux) et surtout sa germanophilie, il était aussi admiré son sens de l’état et du compromis, ses capacités intellectuelles et son habilité politique. En déplacement au Mans, il prononce un discours sur le peuple allemand dans lequel, comme de Gaulle plus tard, il loue ses qualités mais aussi en dénonce ses défauts. S’il souhaite que la France tende la main à l’Allemagne, ses attentes sont plutôt pessimistes.
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Discours de Joseph Caillaux
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Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
21.11.1933
Ort
Le Matin (ZDB-ID: 716996-6), S. 3
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« Puissent les compréhensions nécessaires surgir enfin! »
Extrait du discours de Joseph Caillaux sur les relations franco-allemandes
Les rapports de la société civile avec l'Allemagne nazie
Dans cet article de l'UF, on retrouve un plaidoyer en faveur d'un rapprochement franco-allemand dans le contexte du référendum sur la question de la Sarre. L'auteur se montre certain de la bonne volonté d'Hitler et que celui-ci, par son expérience d'ancien combattant, ne recherche pas la guerre et qu'il permettra à l'Europe de rester en paix.
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Une entente franco-allemande est-elle possible?
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Beteiligte Personen und Organisationen
Leon Viala
Zeit
01.12.1934
Ort
Cahier de l'Union Fédérale des Associations Françaises d'Anciens Combattants et Victimes de la Guerre et des Jeunesses de l'Union Fédérale, S. 3
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Une entente franco-allemande est-elle possible?
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Beteiligte Personen und Organisationen
Henri Pichot
Zeit
01.12.1934
Ort
Cahier de l'Union Fédérale der Associations Françaises d'Anciens Combattants et Victimes de la Guerre et des Jeunesses de l'Union Fédérale, S. 4
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Le Groupe Collaboration, une autre histoire de l‘amitié franco-allemande
Le Comité France-Allemagne est fondé en 1935 et vise à « favoriser le développement des rapports privés et publics entre la France et l’Allemagne dans tous les domaines, et plus spécialement au point de vue intellectuel, scientifique, économique, artistique et sportif afin de contribuer, par une meilleure compréhension réciproque, à la consolidation de la paix européenne ». Les personnalités présentes dans le comité sont d’un profil plutôt conservateur qui croient dans une possible entente avec l’Allemagne sans pour autant être dans l’extrême droite fascisante.
Cette structure est cependant une initiative allemande d’Otto Abetz, qui cherche des relais en France à la propagande pacifiste du régime nazi. Pour ce faire, il développe, sur la base de réseaux déjà existants mais transformés (comme les Deutsch-französische Gesellschaften, DFG) une structure de collaboration avec l’Allemagne nazie, qui permet l’accueil et l’expression en France de nombreux dignitaires du régime et aussi l’organisation d’échanges pour renforcer les liens entre les deux pays.
Le Comité France-Allemagne est clairement une entreprise de collaboration avec l’Allemagne nazie. Il favorise, par l’organisation de voyages et d’échanges, le renforcement des liens entre les élites des deux pays. Sous couvert de rapprochement franco-allemand, il permet de cautionner une certaine image de l’Allemagne, notamment en ignorant totalement les mouvements d’opposition et les persécutions dont ils peuvent faire l’objet. Mis en sommeil en 1939, le CFA revient en 1940 sous le nom du Groupe Collaboration ou « Collaboration, groupement des énergies françaises pour l'unité continentale » est la prolongation du CFA
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Faisons la réconciliation franco-allemande
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© Deutsch-Französisches Institut
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Grimm, Friedrich, 1888-1959
Zeit
1942
Ort
Paris : Groupe Collaboration
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Portrait d'Otto Abetz
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© United States Holocaust Memorial Museum: 306-NT-1-B-1
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
1933-1945
Ort
Deutschland
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Otto Abetz, artisan de la collaboration franco-allemande
Le francophile Otto Abetz est l’un des acteurs d’un certain rapprochement franco-allemand durant l’entre-deux guerres. Au lendemain de la guerre, il cherche, notamment avec le Cercle de Sohlberg, à rapprocher les anciens ennemis. De ses propres aveux, ce cercle permet d’assouplir les positions françaises. Il rejoint en 1931 le NSDAP et fonde en 1934 les Cahiers franco-allemands pour propager l’idée de réconciliation et s’ingérer dans les associations de réconciliation et les noyauter. Son principal message est qu’Hitler ne recherche pas la guerre mais bien la paix, ce que les germanistes français de l’époque essaient de critiquer.
En 1935, il recrée la Deutsch-Französische Gesellschaft pour en faire ce qui sera décrit comme « un comité de fonctionnaires nazis, d’agents officiels ou officieux de la propagande hitlérienne » pour élargir la diffusion de la propagande du régime vers la jeunesse et les anciens combattants (on retrouve d’ailleurs les chefs de l’UF et de l’UNC) dans le CFA, partenaire français des DFG. Sa mission de propagande est menée conjointement avec le magnat de la presse et ancien militant pacifiste Jean Luchaire, qui sera fusillé à la fin de la guerre. Expulsé de France en 1939, il y revient l’année suivante en tant qu’ambassadeur de l’Allemagne. La même année, il crée le Groupe Collaboration pour renforcer l’adhésion française à l’Allemagne nazie et dont nous reproduisons l’une des brochures. Condamné à 20 ans de travaux forcés pour crimes de guerre, il est gracié par le Président Français René Coty et meurt en 1958 d’un accident de voiture.
À partir de septembre 1944, le gouvernement de Pétain s’exile dans la petite ville de Sigmaringen. C’est là-bas qu’on retrouve alors ce qui reste de la mouvance collaborationniste de Pierre Laval à Jean Luchaire en passant par Louis-Ferdinand Céline. La prise de la ville par les troupes françaises en avril 1945 marque la fin du collaborationnisme, facette particulière des relations franco-allemandes. L’ironie de l’histoire est que Sigmaringen est la capitale des Hohenzollern, dont l’un des membres a été celui, qui, par sa candidature au trône d’Espagne trois quarts de siècle plus tôt, a engendré une crise menant au premier de trois sanglants conflits franco-allemands.
Le dernier conflit franco-allemand
La Seconde guerre mondiale fait environ 55 millions de morts et est le conflit le plus important et le plus destructeur de l’Histoire. L’Allemagne déclenche la Seconde Guerre mondiale en envahissant la Pologne le 1er septembre 1939. La Grande-Bretagne et la France réagissent en déclarant la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939. S'ensuit huit mois d’une "drôle de guerre", une période avec quasiment aucun combat entre la France et l‘Allemagne. A partir du 10 mai 1940, avec une stratégie de "guerre-éclair", les forces allemandes s'emparent de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas, puis s'attaquent à la France. Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain est appelé à la tête du gouvernement français et prône la fin des combats. Le lendemain, le général de Gaulle appelle à poursuivre la lutte depuis Londres. Le 22 juin 1940, la France est vaincue par l'offensive allemande et le maréchal Pétain signe l'armistice.
A partir de juin 1940, des hommes et des femmes s’engagent clandestinement dans la résistance intérieure française, mais également dans les Forces françaises libres aux côtés du général de Gaulle. Avec ses petits moyens, la Résistance multiplie les actions pour tenter de limiter l'emprise de l'ennemi sur le sol français et combattre le régime de Vichy. Avec l'instauration de la "Solution finale" en Allemagne, le port de l'étoile jaune devient obligatoire pour les Juifs français à compter de juin 1942. En juillet, la police française procède à l'arrestation de tous les Juifs étrangers vivant en région parisienne. C'est la rafle du Vel' d'hiv'. A partir de 1942, plusieurs conscriptions au STO (service du travail obligatoire) viennent encore compliquer les conditions de vie des Français. A partir du 11 novembre 1942 la France est entièrement occupée.
Le 6 juin 1944 (D Day ou Jour J), lors d’une opération militaire massive, plus de 150 000 soldats alliés débarquent en France. Une grande partie du pays est libéré à la fin août. Le 11 septembre 1944, un mois après que les Soviétiques aient franchi la frontière de l'Est, les premières troupes américaines entrent en Allemagne. Le 7 mai 1945, l’Allemagne se rend sans condition aux Alliés occidentaux à Reims puis le 8 mai, aux Soviétiques à Berlin. En septembre, la guerre dans le Pacifique se termine après le lancement par les États-Unis de deux bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, tuant 120 000 civils.
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Philippe Pétain et Adolf Hitler à Montoire-sur-le-Loir, le 24 octobre 1940
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© Bundesarchiv: 183-H25217
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Heinrich Hoffmann
Zeit
24.10.1940
Ort
Montoire-sur-le-Loir
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Die Liebe des Jahrhunderts
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unbekannt
Beschreibung
Karikatur von Klaus Pielert, erschienen in Kölner Stadt-Anzeiger am 5. Juli 1962.
Caricature de Klaus Pielert parue dans le Kölner Stadt-Anzeiger le 5 juillet 1962.
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Beteiligte Personen und Organisationen
Klaus Pielert, Karikaturist, 1922-2015
Zeit
05.07.1962
Ort
Kölner Stadt-Anzeiger (ZDB-ID: 974398-4)
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Les débuts
Après la capitulation inconditionnelle de l'Allemagne le 8 mai 1945, les parties de l'ancien empire allemand qui ne sont pas attribuées à l'un des pays voisins sont divisées en quatre zones : soviétique, française, britannique et américaine. La création de la République fédérale d'Allemagne en avril 1949 et de la République démocratique allemande en octobre 1949 scelle la division de l'Allemagne en deux États. Avec la conclusion des accords de Paris en mai 1955, la République fédérale obtient sa pleine souveraineté et est intégrée à la communauté des puissances occidentales. Parallèlement, la construction de la République fédérale progresse rapidement et le plan Schuman se concrétise par la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en 1951.
Durant cette période, des voix courageuses vont, de part et d’autre du Rhin, chercher à relancer le dialogue franco-allemand. Que celles-ci soient politiques (comme Charles de Gaulle ou Konrad Adenauer) ou issues de la société civile, elles s’inscrivent dans la continuité des mouvements d’avant-guerre et tracent le chemin vers la signature du Traité de l’Élysée en 1963.
Une multitude d'acteurs œuvrant pour la réconciliation et le rapprochement franco-allemand
Dès le lendemain de la Seconde guerre mondiale, on retrouve en France et en Allemagne des représentants de la société civile prêts à s’engager pour rapprocher les deux ennemis et dépasser les horreurs d’un passé encore frais dans les mémoires. Cela prendra notamment la forme d’associations pour permettre une meilleure compréhension de son voisin ou encore la création des premiers jumelages de villes franco-allemands.
L’appel d’Alfred Grosser (1947)
Dans une série d'articles pour le journal Combat, édité par la Résistance française, Alfred Grosser développe les impressions qu'il a recueillies lors d'un voyage de six semaines en Allemagne à l'été 1947, retournant alors pour la première fois à Francfort sur le Main. Il est reçu par Walter Kolb, ancien détenu à Buchenwald devenu entre-temps maire de Francfort. Grosser déclare : « Je n'avais pas à me "réconcilier" avec lui ! Nous portions la responsabilité transnationale commune pour l'avenir démocratique et libéral de la jeunesse allemande ». C'est dans cet esprit qu'il décrit dans Combat les conditions de vie des Allemands et en particulier le malaise et les soucis existentiels de la jeune génération, et qu'il exige de la France, en lieu et place de représailles ou de réparations, l’instauration d’une nouvelle politique. Celle-ci doit être orientée vers une responsabilité partagée avec la France pour assurer l’avenir des jeunes Allemands. Grosser défend ainsi une argumentation tout à fait semblable à celle de Joseph Rovan, l'autre grand intellectuel français d'origine allemande qui, après la guerre, plaide en France pour une entente franco-allemande.
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Deutsch-Französisches Institut
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
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Alfred Grosser
Zeit
31.10.1947
Ort
Combat
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Le travail des groupes privés allemands
Article de la revue Allemagne daté de 1950 recensant des groupements privés agissant pour la réconciliation entre les deux pays. Celui-ci note d'ailleurs le manque d'enthousiasme du côté français pour cette question. Dans un de ses premiers rapports d'acitvité, l'Institut Franco-allemand reconnait d'ailleurs que son succès est notamment dû à l'engagement côté français du Comité d'Échanges avec l'Allemagne nouvelle.
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Ort
Allemagne. Bulletin d'information du comité français d'échanges avec l'Allemagne nouvelle
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Ort
Allemagne. Bulletin d'information du comité français d'échanges avec l'Allemagne nouvelle
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Errichtung eines Deutsch-Französischen Instituts in Ludwigsburg
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© Deutsch-Französisches Institut
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Fritz Schenk
Zeit
10.1947
Ort
Ludwigsburg
Weitere Informationen
La fondation de l’Institut franco-allemand (dfi)
L'Institut franco-allemand est fondé le 2 juillet 1948 à Ludwigsburg sur la base d'une initiative purement privée de Fritz Schenk et d'autres représentants de la société civile. Schenk, directeur du dfi de 1948 à 1972, réussit à convaincre le maire de la ville de l'époque, Elmar Doch, de créer dans sa ville un forum dans lequel Allemands et Français pourraient à nouveau nouer un dialogue. Parmi les pères fondateurs, on compte, outre le futur président fédéral Theodor Heuss, du côté allemand, Carlo Schmid, l'un des pères de la Constitution allemande, et du côté français, l'historien Joseph Rovan et le sociologue et politologue Alfred Grosser. Ils ont tous une influence déterminante sur le travail du dfi au cours de ses premières décennies d'existence.
A ses débuts, l'Institut se consacre principalement à la facilitation des rencontres entre Allemands et Français et à promouvoir la compréhension mutuelle. Les succès de ses activités sont entre autres le premier jumelage franco-allemand entre Ludwigsburg et Montbéliard en 1950, un échange scolaire entre le Katharinenstift de Stuttgart et une école de Rouen en 1951 ou une conférence de Robert Schuman sur une nouvelle phase de l'idée européenne en 1955 au château de Ludwigsburg. Le dfi joue aussi un rôle important dans la préparation du discours à la jeunesse allemande de Charles de Gaulle, dans la cour de ce château de Ludwigsburg.
« En aucun cas, nous ne ferons de concessions »
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"Keines Falls machen wir Verständlerei"
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Gründungsväter des Deutsch-Französischen Instituts Ludwigsburg
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Ludwigsburg
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L‘Association des Amis de la Culture Française (GFfK)
La Société des amis de la culture française de Stuttgart (Gesellschaft der Freunde französischer Kultur - GFfK) est une association fondée le 28 août 1947 par des citoyens de Stuttgart. Ceux-ci souhaitent « après les années de repli consécutives à la guerre, se familiariser avec la vie culturelle française » et « attirer l'attention des jeunes en particulier sur le fait que l'esprit allemand et l'esprit français se sont depuis toujours enrichis mutuellement » comme mentionné dans le dépliant paru à l’occasion du 1ème anniversaire de la GFFK.
La GFfK s’inscrit dans la continuité de la tradition de la Société franco-allemande (DFG) de Stuttgart, qui avait été dissoute en 1933 « car elle ne voulait pas se laisser embrigader ». Certains de ses anciens membres rejoignent d’ailleurs la GFfK en 1947. Parmi les manifestations organisées, on retrouve des conférences, des projections de films ou encore des voyages d’études. A l'été 1955, la GFfK comptait déjà à son actif 129 événements, tandis que le nombre d’Allemands et de Français ayant visité le pays voisin grâce à elle s’élevait à 777.
Suite au départ de la présidente historique de la GFfK Else Krafft, l’association prend la décision de se dissoudre lors d'une ultime assemblée générale le 14 mars 1994 et justifie cette décision dans la lettre d’invitation par le fait que « les missions qui incombent à l’association en vertu de ses statuts peuvent être considérées comme accomplies après des décennies d’un travail fructueux ».
Une invitation à rejoindre la GFfK
Dans cette invitation à rejoindre la GFfK datant des années 1950, on découvre les nombreuses activités proposées: films, échanges ou encore voyages d'étude.
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Eine Einladung zum Beitritt in die GFfK aus den 50er Jahren
Die Einladung beinhaltet die Vorstellung der GFfK, ihre Ziele und auch eine Liste ihrer Angebote und Programme.
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dfi, Nachlass GFjK
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Eine Einladung zum Beitritt in die GFfK aus den 50er Jahren
Die Einladung beinhaltet die Vorstellung der GFfK, ihre Ziele und auch eine Liste ihrer Angebote und Programme
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Else Krafft
C’est à Else Herta Krafft que l’on doit l'initiative d’avoir fondé la GFfK. Elle exerce bénévolement les fonctions de secrétaire générale et de vice-présidente de 1947 à 1952 puis de présidente dès 1952 et ce, jusqu'à la dissolution de l’association en 1994.
Dans un CV rédigé en français en 1962 , Else Krafft explique son attachement à la France par son amour pour la culture et la langue françaises qu'elle a développé depuis les années 1920. En 1930, elle s'installe à Paris avec son mari, qui vient d’y accepter un poste de représentant des usines allemandes, obtient un diplôme de professeur de français langue étrangère, avant d’étudier l'histoire à la Sorbonne. Mais son projet d'y préparer une thèse sur l'édit de Nantes échoue en raison de l’accession au pouvoir des nazis. En juin 1934, le couple Krafft doit rentrer en Allemagne et s'installe à Stuttgart en 1935.
Le 13 mai 1974, Arnulf Klett, maire de Stuttgart, remet à Else Krafft la Croix de l’Ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne, que le président fédéral lui a décernée en reconnaissance de ses services et de son engagement en faveur de l’amitié franco- allemande.
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Else Krafft beim 25-jährigen Jubiläum der Gesellschaft der Freunde französischer Kultur mit dem Oberbürgermeister von Stuttgart Arnulf Klett
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© Deutsch-Französisches Institut, Nachlass GFjK
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Les premiers jumelages franco-allemands dans le contexte d’après-guerre
En 1948, trois après la fin de la guerre, a lieu une rencontre de maires franco-allemands en Suisse afin de chercher ensemble les moyens de la réconciliation franco-allemande. Après une deuxième édition suisse, la troisième rencontre se déroule en 1950 dans la ville de Stuttgart. A celle-ci participent 30 maires français et 30 Bürgermeister allemands animés par la même idée : « on ne construit rien sur la haine ». Comme un clin d’œil à une idée en vogue selon laquelle l’Europe ne se fera pas d’un coup, ils reconnaissent que l’on « ne peut avancer que lentement et prudemment dans cette œuvre ».
De cette rencontre est tiré le texte de Lucien Tharradin, sénateur-maire de la ville de Montbéliard et surtout ancien déporté ayant déjà participé à la rencontre de 1949. Lors de cette semaine passée à Stuttgart, il fait notamment la rencontre de Elmar Doch, alors maire de la ville de Ludwigsburg. Avec lui, il développe l’idée d’un plan d’échanges concrets entre les deux villes. Cette idée fait d’autant plus sens que le Bade-Wurtemberg est historiquement lié à la Bourgogne-Franche-Comté où se situe Montbéliard.
Cette ébauche aboutit à la première visite d’une délégation de Ludwigsburg à Montbéliard en 1950 avec notamment l’aide de l’Institut franco-allemand récemment créé. Cette visite débouche sur le premier jumelage franco-allemand de l’histoire. Ce jumelage est d’autant plus remarquable que la France considère encore l’Allemagne comme une ennemie. Ce premier accord entre deux villes est bientôt suivi par d’autres comme Nice et Nuremberg en 1954. Il en existe aujourd’hui plus de 2300 et le réseau de jumelages franco-allemands est le plus important au monde.
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10_Artikel des damaligen Bürgermeisters von Montbéliard, in dem er nach dem deutsch-französischen Bürgermeistertreffen die z.jpg
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das-verbindende-allein-1950_gerade.jpg
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Ludwigsburger Kreiszeitung (ZDB-ID: 126254-3)
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« Il faut mettre l'accent uniquement sur ce qui nous unit »
Article du Ludwigsburger Kreiszeitung sur la visite d'une délégation française à Luzdiwgsburg en 1950
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11_partnerschaftsurkunde_lb_mb.png
Offizielle Urkunde über die Städtepartnerschaft zwischen Montbéliard und Ludwigsburg, 6. Mai 1962
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Des premières activités
A partir du moment où se créent de plus en plus de jumelages communaux, il s’agit de les faire vivre par des échanges. Ceux-ci peuvent prendre des formes très différentes, ce que le jumelage entre Ludwigsburg et Montbéliard démontre largement.
Il peut s’agir en premier lieu d’échanges sportifs, très pratiques pour faire se rencontrer les jeunesses des deux pays. Un exemple parlant est le match entre le SPVGG 07 Ludwigsburg et F.C. Sochaux-Montbéliard en décembre 1952. Cette année-là, à l’initiative de Richard Leibersberger, président de longue date du club allemand, et du côté français par André Boillat, président du club français, et avec l’aide de Fritz Schenk, alors directeur de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg, a lieu le premier match de football entre jeunes Français et Allemands après la Seconde Guerre Mondial. Si le score est anecdotique, le symbole de ce match est énorme.
Une autre possibilité passe par la musique. En 1959, les musiciens de Harmonika-Spielring de Ludwigsburg rendent visite pour la première fois à Montbéliard où ils donnent un concert de rue. C'est ainsi que des liens se tissent entre l'Harmonika-Spielring et l'association Le Diairi, liens qui existent encore en 2025. Dans le cadre de cette collaboration, les deux associations organisent de nombreuses rencontres et donné des concerts communs dans les deux villes.
Enfin, le meilleur moyen de rapprocher la jeunesse passe par des échanges scolaires, ce qui est au cœur des réflexions de l’époque. Dès 1958, Rudolf Genseke, enseignant au lycée Mörike de Ludwigsburg, se rend à Montbéliard afin de préparer un échange scolaire entre son établissement et le lycée Cuvier. C'est Fritz Schenk, directeur de l'Institut franco-allemand, qui établit le contact avec le lycée Cuvier. S’il faut attendre l’année suivante pour voir le projet se concrétiser, celui-ci est emblématique de la facilité avec laquelle les jeunes Français et Allemands peuvent se rencontrer.
Dans cette autre exposition virtuelle du dfi, vous trouverez plus d’informations sur le jumelage entre Ludwigsburg et Montbéliard, dont nous reproduisons quelques éléments.
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1952-12-27-fussball_0.jpg
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Fotos aus Presseartikel "Der Gruß an die Gäste aus Frankreich", Stuttgarter Zeitung, 27.12.1952.
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Typ
Zeitungsartikel
Thema
Städtepartnerschaft ; Völkerverständigung ; Fußball
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Deutsch-Französisches Institut , Stuttgarter Zeitung
Zeit
27.12.1952
Ort
Ludwigsburg
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« (...) À Noël 1952, deux douzaines d'adolescents se sont réunis sur un terrain de sport (...) à Ludwigsburg pour jouer au football. (...) Cela semble assez banal, comme certains vont aujourd'hui jouer au football le dimanche dans les équipes juniors ou dans la ligue régionale. Mais ce match de football était historique. »
C'est par ces mots que l'ancienne ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock a évoqué, dans son discours sur l'Europe prononcé à Stuttgart le 16 février 2023, le premier match de football entre une équipe junior allemande et une équipe junior française après la fin de la Seconde Guerre mondiale sur le sol allemand.
Cette rencontre a été initiée, du côté allemand, par Richard Leibersberger, président de longue date du Spvgg 07 Ludwigsburg, et, du côté français, par André Boillat du F.C. Sochaux-Montbéliard. Le contact a été établi par Fritz Schenk du dfi.
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Harmonika-Spielring in Montbéliard am 21. Februar 1959
Musikerinnen und Musiker des Harmonika-Spielrings bei einem Straßenkonzert in Montbéliard am 21. Februar 1959
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Musikerinnen und Musiker des Harmonika-Spielrings bei einem Straßenkonzert in Montbéliard am 21. Februar 1959
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Harmonika-Spielring-Ludwigsburg e. V.
Zeit
1959
Ort
Montbéliard
Weitere Informationen
En février 1959, les musiciens de l'association Harmonika-Spielring-Ludwigsburg e.V. se sont rendus pour la première fois à Montbéliard, où ils ont donné un concert de rue le 21 février 1959.
C'est ainsi que des liens se sont tissés entre l'Harmonika-Spielring et l'association Le Diairi, et qui existaient encore en 2025. Dans le cadre de cette collaboration, les deux associations ont organisé de nombreuses rencontres et donné des concerts communs dans les deux villes.
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Tanzabend-im-Moerike-Gymnasium
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Foto aus Broschüre "30 années d'échanges scolaires et ce n'est qu'un début : Mörike / Cuvier" - https://ludwigsburg-montbeliard.bsz-bw.de/frontdoor/index/index/docId/1411
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Mörike-Gymnasium, Ludwigsburg
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Premier échange scolaire en 1959
En 1958, le Dr Rudolf Genseke, enseignant au lycée Mörike de Ludwigsburg, qui avait déjà passé un an à Marseille en tant qu'assistant d'échange, s'est rendu à Montbéliard avec une délégation du conseil municipal afin de préparer un échange scolaire entre son établissement et le lycée Cuvier. C'est Fritz Schenk, directeur de l'Institut franco-allemand, qui avait établi le contact avec le partenaire français.
Un échange prévu pour l'année 1958 n'a pas pu avoir lieu faute de participants ; ce n'est qu'en 1959 qu'un premier échange a pu être organisé.
Les premiers balbutiements de l’Europe politique
Pendant que certains membres de la société civile française et allemande cherchent à retisser des liens entre les deux pays, les Etats européens cherchent aussi les moyens d’assurer la paix en Europe. Cette action passe d’abord par une action sur le nerf de la guerre : la production du charbon et de l’acier. En européanisant la production, on doit pouvoir s’assurer que les conflits cesseront. C’est sur cette base sectorielle que des initiatives vont voir le jour pour traiter des questions auparavant inter-étatiques qui deviendront rapidement européennes
La création de la CECA et de la CEE comme lancement d’une Europe institutionnalisée
Les deux grandes réalisations de l’UE dans ce contexte sont la CECA et la CEE. La première est issue de la déclaration de Robert Schuman selon laquelle il faut établir en Europe une organisation qui permette d’empêcher le retour de la guerre. Le meilleur moyen apparait être la mutualisation de la production de charbon et d’acier. La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) voit le jour le 18 avril 1951 avec comme membres fondateurs l’Allemagne de l’Ouest, la France, l’Italie, la Belgique ainsi que les Pays-Bas et le Luxembourg.
Cette structure basée sur le principe novateur de la supranationalité est formée de différentes institutions : une Haute Autorité supranationale est chargée de fixer les prix, veiller au respect de la libre concurrence et de la protection sociale, et de coordonner les investissements sidérurgiques et miniers. Un conseil des ministres représente les gouvernements, une assemblée commune est désignée par les parlements nationaux, une cour de justice constitue l’organe de recours juridique. Cet équilibre se retrouve dans toutes les institutions européennes ultérieures.
Suite à l’échec d’une communauté européenne de défense (1952-1954) – un sujet encore trop sensible pour l’époque – les Six font le choix de relancer le processus d’unification européenne sur une base économique, plus consensuelle que les questions politiques et de défense commune. Sur la base des travaux de Paul-Henri Spaak sont signés les traités de Rome pour une Communauté Économique Européenne (CEE) le 25 mars 1957. Sont alors institués l’idée d’une intégration économique de l’Europe à travers une marché commun ainsi que celle d’une communauté européenne de l’énergie nucléaire (EURATOM).
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Europa im Werden
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Zeit
ca. 1950/1951
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Verträge über Zollpakt und Eurotom unterzeichnet : v.l.n.r.: Konrad Adenauer, Walter Hallstein, Antonio Segni
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Bundesarchiv
Zeit
25.03.1957
Ort
Rom, Italien
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L’action de Robert Schuman (1886-1963) comme exemple de l’engagement européen
L’une des figures de l’engagement européen dans les années 1950 est Robert Schuman. Ce Français du Luxembourg a également été ministre des Affaires étrangères. Il est notamment connu pour avoir, par son fameux Plan Schuman, ouvert la voix au développement de l’Europe. Celui-ci est officiellement proposé en 1950 en ces termes « Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous l’autorité d’une Haute Autorité commune, au sein d’une organisation ouverte à l’adhésion des autres pays européens. […] ». L’objectif affiché est d’éviter les guerres.
Schuman est aussi reconnu pour un autre passage de la déclaration dans lequel il explique que « L’Europe ne se fera pas d’un seul coup, ni par une simple réunion. Elle naîtra d’actions concrètes qui créeront d’abord une solidarité dans l’action. ». Il devient par la suite président de l’Assemblée parlementaire de la CECA.
L'action de Robert Schuman par l'oeil de la presse satirique
Le plan Schuman est présenté le 9 mai 1950 par Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères. Son objectif est de combiner les productions allemande et française de charbon et d'acier afin de garantir la fin de la guerre en Europe. Ce plan est considéré comme la pierre angulaire du développement ultérieur de l'Union européenne.
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Erfinderstolz
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© Bestand Klaus Pielert, Stiftung Haus der Geschichte (www.hdg.de)
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Karikatur von Klaus Pielert, erschienen am 7. Juli 1950.
Caricature de Klaus Pielert parue le 7 juillet 1950.
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Beteiligte Personen und Organisationen
Klaus Pielert, Karikaturist, 1922-2015
Zeit
07.07.1950
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Décret n° 51-883 du 9 juillet 1951 mettant fin aux conséquences de l'état de guerre en ce qui concerne le statut des ressortissants allemands en France
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La résolution de la question allemande à partir de 1951
Parallèlement à ces avancées politiques se résout la question allemande. Au sortir de la guerre, la question « Que faire de l’Allemagne ? » domine les débats en France et en Europe et les propositions sont alors très diverses : De Gaulle réclame la division de l’Allemagne en petits Etats insignifiants et le transfert de la frontière française de l’Est jusqu’au Rhin tandis que Léon Blum et les socialistes proposent de leur côté une intégration de l’Allemagne à l’Europe. Une chose est sûre : plus jamais l’Allemagne ne doit avoir l’occasion de vouloir s’affirmer en faisant la guerre.
Finalement, en juillet 1945 sont décidées les « Directives pour notre action en Allemagne » selon lesquelles les territoires de la rive gauche du Rhin doivent être contrôlés, la Sarre soumise à une politique particulière et le potentiel économique allemand utilisé pour la reconstruction de la France. La politique gaullienne d’un contrôle strict de l’Allemagne est appliquée dans le domaine politique tandis que le concept socialiste d’intégration est appliqué dans le domaine culturel.
Le Traité de Dunkerque signé le 4 mars 1947 entre la France et le Royaume-Uni montre également une méfiance persistante. Ses buts principaux sont de se protéger contre une éventuelle agression allemande et de resserrer les relations économiques entre les deux pays. Toutefois, l’indécision des alliés face à la question allemande permet l’établissement d’un statuquo qui permet le développement des relations économiques mais aussi au sein de la société civile entre la France et l’Allemagne. Ce n’est que par le décret du 9 juillet 1951 que la population allemande ne sera plus réputée ennemie et que les relations entre les deux pays vont pouvoir mieux se développer.
Par la suite, en 1954, sont signés les Accord de Paris qui prévoient entre autre la pleine souveraineté de l'Allemagne de l'Est ainsi que son réarmement dans le cadre de l'OTAN. Ces accords marquent une nouvelle étape dans le retour de l'Allemagne dans le concert des Nations.
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Bonn, Bundestag, Pariser Verträge
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© W. Brodde via Bundesarchiv
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W. Brodde via Bundesarchiv
Zeit
16.12.1954
Ort
Bonn, Deutschland
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Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, les débuts de l’amitié franco-allemande
Depuis le retour de Charles de Gaulle aux affaires en 1958, France et Allemagne connaissent un rapprochement politique qui suit le rapprochement civil. Les deux pays veulent renforcer leurs liens dans un contexte de refroidissement des relations entre la République Fédérale et les Etats-Unis. Avec la volonté de marquer les esprits, deux visites officielles sont prévues de part et d’autre du Rhin en 1962.
La première se déroule en juillet 1962. Charles de Gaulle accueille Adenauer le 2 juillet en grande pompe. Il n’y était protocolairement pas obligé car Adenauer n’était pas chef d’Etat. Durant sa visite Adenauer peut découvrir Paris en compagnie de nombreux secrétaires d’états ou ministres différents, manière pour de Gaulle de présenter son gouvernement et aussi de marquer son respect. La visite prend ensuite la direction de la Province avec des arrêts à Rouen, Bordeaux ou encore Reims pour une messe symbolique : la Cathédrale a en effet été bombardée durant la Première guerre mondiale.
Charles de Gaulle se rend de son côté en Allemagne début septembre avec comme volonté affichée de profiter de cette dynamique politique favorable. Sa visite de plus d’une semaine l’amène notamment à Bonn, Cologne, Hambourg ou encore Ludwigsburg et Stuttgart. Cette visite est non seulement remarquée pour la proximité de de Gaulle avec la foule mais aussi car elle est la première visite officielle d’une des quatre puissances victorieuses depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Ces deux voyages sont généralement décrits comme triomphaux. La mise en scène du rapprochement franco-allemand se joue aussi lors des nombreux entretiens entre les délégations. Est alors décidé l’avancement du rapprochement politique entre les deux pays.
La visite de Charles de Gaulle en Allemagne en 1962
Différentes images de la visite de Charles de Gaulle en Allemagne, de gauche à droite:
Carte poste de la visite d'État de De Gaulle en République fédérale d'Allemagne, photo de l'accueil de Charles de Gaulle (à gauche) par le président fédéral Heinrich Lübke (à droite) à l'aéroport de Bonn, Bain de foule de Charles de Gaulle à Cologne.
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Staatsbesuch Charles de Gaulle Ankunft Wahn
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© Archives MAE
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Archives du MAE
Zeit
09.1962
Ort
Bonn/Köln
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Der Präsident der Französischen Republik Charles de Gaulle in Köln
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Archives MAE
Ort
Köln
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Le discours de de Gaulle à la jeunesse allemande à Ludwigsburg
Le 9 septembre 1962, à l’occasion de son passage à Ludwigsburg, de Gaulle prononce son fameux discours à la jeunesse allemande, dont le thème lui est soufflé par Adenauer qui considère que le rapprochement franco-allemand doit aussi se faire sur des bases pratiques. Dans ce discours - prononcé en allemand et sans notes – de Gaulle rappelle la grandeur du peuple allemand « qui […] répandit de par le monde des vagues fécondes de pensée, de science, d’art, de philosophie, enrichit l’univers des produits innombrables de son invention, de sa technique et de son travail ». Cela n’est pas sans rappeler le discours de Caillaux dans l’entre-deux-guerres, les perspectives négatives en moins.
Si ce peuple allemand a brillé par sa grandeur, il a aussi « parfois commis de grandes erreurs au cours de son histoire ». Ce n’est toutefois pas à la jeunesse de payer pour les erreurs du passé. Au contraire, c’est sur elle qu’il s’agit de bâtir la nouvelle relation entre les deux Etats. En d’autres termes : « Tandis qu’entre les deux États la coopération économique, politique, culturelle, ira en se développant, puissiez-vous pour votre part, puissent les jeunes Français pour la leur, faire en sorte que tous les milieux de chez vous et de chez nous se rapprochent toujours davantage, se connaissent mieux, se lient plus étroitement ! »
Ce discours fait date et marque l’importance de la jeunesse et de Ludwigsburg dans les relations franco-allemandes.
Témoignage d'un spectateur du discours de Charles de Gaulle à Ludwigsburg
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Zeitzeuge der Rede Charles de Gaulles in Ludwigsburg 1962
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Deutsch-Französisches Institut
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Die letzte Seite des Elysée-Vertrags
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Archives du MAE
Zeit
1962
Ort
Paris
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Le Traité de l’Elysée
Le 22 janvier 1963 est signé le Traité de l’Élysée par le président français Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer. Ce traité d’amitié vise à fixer un cadre à la coopération entre les deux pays. Parmi les mesures sont notamment décidées une coordination des politiques de défense ainsi que des positions des deux pays avant les grands évènements internationaux. Dans ce cadre, des rencontres régulières entre les gouvernements sont prévues.
Au-delà de ces aspects purement politiques sont également décidées de nombreuses mesures à destination de la jeunesse. Cette idée pratique du rapprochement des peuples par la jeunesse et les jumelages est, on l’a vu, une proposition d’Adenauer. Dans ce contexte est décidée la création d’un Office Franco-allemand pour la jeunesse dont le but sera de créer une relation entre les jeunes des deux pays, dans la continuité des propositions notamment défendues par Alfred Grosser dans les années précédentes. Pour mieux se connaitre, l’apprentissage de la langue est nécessaire et c’est pourquoi sont décidées des politiques dans cette direction avec notamment l’ouverture de lycées franco-allemands dont le premier voit le jour à Buc en 1973.
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Unterzeichnung des "Élysée-Vertrags" durch Konrad Adenauer und Charles de Gaulle
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© Ernst Schwahn via Bundesarchiv
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Ernst Schwahn via Bundesarchiv
Zeit
22.01.1963
Ort
Paris
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L’Office Franco-Allemand pour la jeunesse (OFAJ)
L’OFAJ est certainement l’institution d’action de la société civile le plus important lorsque l’on parle des relations franco-allemandes. Prévu par le Traité de l’Élysée, il est officiellement créé par un accord daté du 5 juillet 1963 qui dispose que « L'Office a pour objet de resserrer les liens qui unissent les jeunes des deux pays, de renforcer leur compréhension mutuelle et, à cet effet, de provoquer, d'encourager et, le cas échéant, de réaliser des rencontres et des échanges de jeunes. ». Son cœur de cible est les moins de 35 ans.
Ces missions de compréhension mutuelle sont nombreuses et petit à petit, l’OFAJ a diversifié ses publics et ses programmes. Il est désormais possible d’y réaliser une partie de sa formation professionnelle (par exemple pour les traducteurs), des échanges scolaires ou universitaires, des séjours pour apprendre la langue ou la pédagogie de l’apprentissage culturel. Depuis 1963, il est estimé que l’OFAJ a permis à plus de 10 millions de jeunes Français et Allemands de participer à plus de 400 000 programmes d’échanges.
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Logo des DFJW
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Deutsch-Französisches Jugendwerk
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Na, dann Prost!
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© Fritz-Wolf-Gesellschaft e. V.
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Karikatur von Fritz Wolf, erschienen in der Neuen Osnabrücker Zeitung, vermutlich im Jahr 1963.
Caricature de Fritz Wolf, publiée dans le journal Neue Osnabrücker Zeitung, probablement en 1963.
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Fritz Wolf; 1918 – 2001, Karikaturist
Zeit
1949-1964
Ort
Neue Osnabrücker Zeitung (ZDB-ID: 1075323-0)
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De de Gaulle à Pompidou
La période qui suit le départ de Konrad Adenauer en 1963 ouvre une nouvelle phase dans les relations franco-allemandes, marquée par l’arrivée de ses successeurs, notamment Ludwig Erhard puis Kurt Georg Kiesinger. Si l’élan initial du rapprochement est impulsé par Adenauer et Charles de Gaulle, cette nouvelle génération de dirigeants doit désormais faire vivre concrètement l’esprit du Traité de l’Élysée. Les relations deviennent parfois plus nuancées, notamment en raison de divergences sur les relations transatlantiques ou la place des États-Unis en Europe, mais elles restent structurées par des mécanismes de concertation réguliers.
Sous la présidence de Georges Pompidou, cette relation privilégiée se consolide et s’adapte aux transformations du contexte international. Pompidou, en collaboration avec le chancelier Willy Brandt, poursuit le rapprochement en soutenant une coopération pragmatique, notamment dans les domaines économique et industriel. Cette période est également marquée par une évolution de la diplomatie allemande avec l’Ostpolitik, qui vise à normaliser les relations avec l’Europe de l’Est.
Parallèlement, cette amitié franco-allemande s’inscrit dans une perspective plus large : celle du développement de la Communauté économique européenne. Si de Gaulle avait initialement une vision prudente de l’intégration supranationale, Pompidou adopte une approche plus ouverte, notamment en soutenant l’élargissement de la CEE avec l’entrée du Royaume-Uni en 1973. La coopération entre Paris et Bonn joue alors un rôle central dans l’approfondissement du projet européen, en favorisant la coordination des politiques économiques et en renforçant les institutions communes.
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Les entretiens franco-allemands
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© Archives MAE
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
01.1967
Ort
Paris
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Keine Angst Mister Heath, Pompidou ist schließlich nicht De Gaulle
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© Fritz-Wolf-Gesellschaft e. V.
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Karikatur von Fritz-Wolf, erschienen in der Neuen Osnabrücker Zeitung im Jahr 1971.
Caricature de Fritz-Wolf parue dans Neue Osnabrücker Zeitung en 1971.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Fritz Wolf; 1918 – 2001, Karikaturist
Zeit
1971
Ort
Neue Osnabrücker Zeitung (ZDB-ID: 1075323-0)
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Georges Pompidou dans la satire de la presse allemande
Après la démission de De Gaulle en 1969 et l'élection de Georges Pompidou comme successeur, nombreux sont ceux qui se demandent si l'attitude de la France envers le Royaume-Uni va changer. Dans cette caricature de Fritz Wolf, Willy Brandt (chancelier allemand de 1969 à 1974) encourage Edward Heath (Premier ministre britannique de 1970 à 1974) en soulignant que Pompidou n’est pas de Gaulle. Pompidou a certes défendu la doctrine gaulliste pendant des années, mais il change d'avis et accepte finalement l'adhésion du Royaume-Uni à la CEE.
Après les gaullistes
L’arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 ouvre une nouvelle phase dans les relations franco-allemandes, caractérisée par une entente personnelle étroite avec le chancelier Helmut Schmidt. Tous deux issus d’une même génération et partageant une formation économique solide, ils instaurent un style de coopération plus direct et pragmatique. L’amitié franco-allemande, moins solennelle que sous de Gaulle, devient plus opérationnelle et tournée vers la gestion concrète des crises.
Sous l’impulsion de Giscard d’Estaing et Schmidt, cette coopération bilatérale joue un rôle moteur dans la relance de la Communauté économique européenne. Les deux dirigeants sont à l’origine de la création du Conseil européen en 1974, qui réunit régulièrement les chefs d’État et de gouvernement afin de donner une impulsion politique à la construction européenne. Leur entente permet également de renforcer la coordination des politiques économiques, dans un contexte marqué par l’instabilité monétaire internationale après la fin du système de Bretton Woods. L’axe franco-allemand apparaît alors comme le cœur décisionnel de l’Europe communautaire.
Cette dynamique aboutit à des avancées majeures, notamment la création du Système monétaire européen en 1979, destiné à stabiliser les taux de change entre les monnaies européennes. Ce projet, directement porté par Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, préfigure les étapes ultérieures de l’intégration monétaire européenne. Ainsi, dans la seconde moitié des années 1970, l’amitié franco-allemande ne se limite plus à un symbole de réconciliation ou à une coopération diplomatique : elle devient un véritable moteur d’intégration économique et institutionnelle, contribuant de manière décisive à l’approfondissement du projet européen.
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Sommet franco-allemand à Aix-la-Chapelle
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© Présidence de la République – Service photographique
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Présidence de la République – Service photographique
Zeit
14.09.1978
Ort
Köln/Bonn
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L'efficace couple "Schmidt - Giscard-d'Estaing" en caricature
Fritz Wolf souligne également l'excellente collaboration entre Helmut Schmidt et Valéry Giscard-d'Estaing, jouant du piano à quatre mains. La musique met en scène Jimmy Carter, Leonid Brejnev, Ayatollah Khomeini, Yasser Arafat, Harold Wilson, Khaled al Saoud, illustrant les défis internationaux de l'époque : l'invasion soviétique de l'Afghanistan en 1979, la révolution iranienne de la même année, les débats en cours au Royaume-Uni sur l’appartenance à la CEE, la reconnaissance du droit du peuple palestinien à l'autodétermination par les États membres de la CE en 1980 et le choc pétrolier déclenché par l'OPEP en 1979.
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Hauskonzert bei Schmidts
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© Fritz-Wolf-Gesellschaft e. V.
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Karikatur von Fritz Wolf, erschienen in der Neuen Osnabrücker Zeitung am 27. März 1980.
Caricature de Fritz Wolf parue dans Neue Osnabrücker Zeitung le 27 mars 1980.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Fritz Wolf; 1918 – 2001, Karikaturist
Zeit
27.03.1980
Ort
Neue Osnabrücker Zeitung (ZDB-ID: 1075323-0)
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Na dann, Prost
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© Bestand Klaus Pielert, Stiftung Haus der Geschichte (www.hdg.de)
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Karikatur von Klaus Pielert, erschienen in Das Parlament am 7. Februar 1987.
Caricature de Klaus Pielert parue dans Das Parlament le 7 février 1987.
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Beteiligte Personen und Organisationen
Klaus Pielert, Karikaturist, 1922-2015
Zeit
07.02.1987
Ort
Westdeutsche Allgemeine (ZDB-ID: 1049671-3)
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Une relation qui s'établit
De 1984 à 2005, les relations franco-allemandes connaissent une profonde transformation. Celle-ci est initiée par la commémoration conjointe des morts des deux guerres mondiales à Douaumont en 1984, au cours de laquelle François Mitterrand et Helmut Kohl se tiennent main dans la main pendant plusieurs minutes pendant les hymnes nationaux, témoignant ainsi de la solidarité entre les deux peuples. Au cours des années suivantes, les relations se transforment en une véritable alliance stratégique, dont la fondation de la Brigade franco-allemande en 1989 est l'un des résultats.
Après la fin du conflit Est-Ouest, les deux pays s’engagent dans une plus grande intégration européenne dans les années 1990 et sont prêts à sacrifier certains de leurs instruments de puissance : l'Allemagne, le Deutsche Mark, la France, ses armes nucléaires tactiques. Les bonnes relations entre les « couples » incarnés par Mitterrand et Kohl, ou Jacques Chirac et Gerhard Schröder, contribuent à surmonter les problèmes d'élargissement de la coopération en Europe, que les deux pays mènent à l'époque.
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Entretien élargi entre M. François Mitterrand, Président de la République, M. Helmut Kohl, Chancelier de la République fédérale d’Allemagne et M. Jacques Chirac, Premier ministre (Elysée).
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© Archives MAE
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Archives du MAE
Zeit
21.05.1987
Ort
Elysee-Palast, Paris
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La poignée de main de Verdun
Le samedi 22 septembre 1984, Helmut Kohl s'envole pour Metz, où François Mitterrand l'accueille vers 16 heures avec les honneurs militaires. Leur programme les mènera au cimetière militaire allemand de Consenvoye et au cimetière militaire français du Fort Douaumont.
Il s'agit de la première cérémonie commémorative commune d'un président français et d'un chancelier allemand sur les champs de bataille de Verdun. Tous les présidents français s’étaient rendus à Verdun, mais jamais auparavant un président français n’avait invité un chef du gouvernement allemand à venir commémorer ensemble les victimes de la guerre devant l’un des sanctuaires de la nation française. Mitterrand et Kohl déposèrent des couronnes en mémoire des morts des deux guerres mondiales et déclarèrent : « Nous nous sommes réconciliés. Nous nous sommes entendus. Nous sommes devenus amis. »
Lorsque les hymnes nationaux ont retenti, le Français a spontanément pris la main de l’Allemand. Mitterrand et Kohl sont restés ainsi pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce que l’Hymne national allemand et La Marseillaise se soient éteints. Cette photo reste gravée dans la mémoire collective de l’amitié franco-allemande.
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François Mitterrand, Präsident der Republik, und Helmut Kohl, Bundeskanzler der Bundesrepublik Deutschland, waren gemeinsam nach Verdun gereist, um an den Gräbern deutscher und französischer Soldaten ihre Ehrerbietung zu erweisen.
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© Frédéric de La Mure / MAE
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Frédéric de La Mure / MAE
Zeit
22.09.1984
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Teilnahme der Bundeswehr an der Parade zum 14. Juli auf den Champs-Élysées (1994)
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© Frédéric de La Mure / MAE
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Frédéric de La Mure / MAE
Zeit
14.07.1994
Ort
Paris, Ministère des affaires étrangères
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François Mitterrand et Helmut Kohl, une relation à travers la réunification de l’Allemagne
Ensemble, François Mitterrand et Helmut Kohl cherchent à faire avancer l’Europe et les relations franco-allemandes.
Concernant l’Europe, les deux grands défis de l’époque sont notamment les conditions de l’adhésion du Royaume-Uni à l'UE lors du sommet d'Athènes de décembre 1983, où de nombreux pays insistent sur les propres intérêts. Un autre grand moment pour l’Europe est la proposition commune franco-allemande de développer une politique étrangère et de sécurité commune.
Dans le cadre des relations franco-allemandes, les défis sont nombreux. Avec comme toile de fond la réunification de l’Allemagne pas forcément désirée par des Français jaloux de leur position prédominante en Europe, les deux pays travaillent sur des programmes visant à promouvoir les échanges dans les domaines de l'éducation et de la culture (48ème sommet franco-allemand de Francfort, les 27 et 28 octobre 1986) ou la création d'une brigade franco-allemande.
L’un des grands moments de ces années-là se déroule le 14 juillet 1994 lorsque des soldats allemands de la brigade franco-allemande participent également au défilé militaire sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris. C’est la première fois que des forces armées de l'ancien adversaire apparaissent publiquement en France en tant qu'alliés. Afin de prévenir les ressentiments anti-allemands et de souligner l'objectif d'une politique de défense européenne commune, ils défilent sous la bannière de l'Eurocorps.
Jacques Chirac et Gerhard Schröder, le retour des difficultés ?
Les débuts du « couple » entre Jacques Chirac et Schroeder sont plutôt rugueux. Les désaccords sur l’avenir de la Politique agricole commune, sur le choix du futur directeur de la Banque centrale européenne (BCE) émaillent leurs premières années. Le point culminant est atteint au sommet européen de Nice en décembre 2000. Chirac et Schroeder s’opposent sur tous et parviennent difficilement à un compromis. On parle alors de « processus de Blaesheim » pour désigner la manière de gérer les désaccords entre les deux partenaires (plus d’informations plus bas)
Une étape cruciale est ainsi franchie au début de l’année 2003. Sur le plan international, la France fait front commun avec l’Allemagne pour refuser la guerre en Irak voulue par les États-Unis. Elle monte au créneau dans l’enceinte des Nations Unies, défendant la position commune.
Sur le plan bilatéral, ensuite. Le 22 janvier 2003, Jacques Chirac et Gerhard Schröder profitent du 40e anniversaire du traité franco-allemand de l’Élysée, qui réunit les Parlements allemand et français au château de Versailles, pour « engager une nouvelle étape dans la coopération » franco-allemande. Dans une déclaration commune, ils affichent leur volonté de « proposer à [leurs] partenaires une vision commune de l’Europe », ils souhaitent « la réussite de la Convention sur l’avenir de l’Europe » (chargée de rédiger une Constitution européenne) et ils appellent à faire progresser la politique européenne de sécurité et de défense. Ils annoncent, par ailleurs, une série de projets pour relancer la coopération franco-allemande : plan pour relancer l’apprentissage de la langue du partenaire, élaboration d’un manuel d’histoire franco-allemand pour les lycéens, etc. Tous ces projets verront le jour.
Le 6 juin 2004, Gerhard Schröder est, à l’invitation de Jacques Chirac, le premier chancelier allemand à participer aux commémorations du Débarquement sur les plages de Normandie. Il salue « un geste noble et touchant, dont [il est] très reconnaissant » et qui « exprime le fait que la période de l’après-guerre est définitivement terminée ». À l’issue de la cérémonie internationale, une cérémonie franco-allemande se tient au Mémorial de la Paix de Caen. Les deux hommes se donnent une accolade remplie d’émotion. « En ce jour du souvenir et de l’espérance, les Françaises et les Français vous reçoivent plus que jamais en ami », déclare Jacques Chirac. « Ils vous reçoivent en frère ». Ce geste symbolique fera date dans l’histoire de la réconciliation franco-allemande. En 2005, le ‘non’ français au référendum sur la Constitution européenne, puis le départ du chancelier mettront fin au tandem Chirac-Schröder.
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72. Deutsch-Französisches Gipfeltreffen in Potsdam: Der Präsident der Republik, Jacques Chirac, und Bundeskanzler Gerhard Schröder an einem Fenster des Jan-Bouman-Hauses.
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© Frédéric de La Mure / MAE
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Frédéric de La Mure / MAE
Zeit
30.11-01.12.1998
Ort
Postdam, Ministère des affaires étrangères
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L'hôtel « Au Boeuf » à Blaesheim
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© ddb, Reiss-Engelhorn-Museen/Robert Häusser: REM/F-RH/BA-00293
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ddb, Reiss-Engelhorn-Museen/Robert Häusser
Ort
Blaesheim, Reiss-Engelhorn-Museen Mannheim
Le format de Blaesheim
Un mois après le sommet de Nice, Chirac et Schröder prennent conscience que l’Europe ne peut avancer sans accord entre la France et l’Allemagne. Ils se retrouvent à Blaesheim, en Alsace, le 31 janvier 2001. Le dîner informel apaise les esprits et amorce un tournant. Ce processus s’organise autour de rencontres à cinq associant le Président de la République et le Premier ministre français, le Chancelier allemand et les deux ministres des Affaires étrangères. Ces réunions au sommet, qui ont lieu environ tous les deux mois, se déroulent à huis clos, sans la présence d’aucun collaborateur, ce qui permet des échanges très directs et très francs.
Ce « processus de Blaesheim » crée rapidement une dynamique et un nouveau « couple » franco-allemand est en train d’émerger. Agriculture, élargissement de l’Union européenne à l’est : il résout les crispations et affiche son entente, sa proximité.
La cassure franco-allemande dans l'oeil de la presse
Après le « non » français à la Constitution européenne le 20 mai et le « non » néerlandais quelques jours plus tard, Gerhard Schröder et Jacques Chirac se rencontrent à Berlin pour discuter des conséquences de ce rejet et de la marche à suivre. Horsch les montre comme deux hommes soudés malgré l'adversité.
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Europa zusammenhalten
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© Wolfgang Horsch
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Karikatur von Wolfgang Horsch erschienen am 6. Juni 2005 im Handelsblatt.
Caricature de Wolfgang Horsch parue le 6 juin 2005 dans le Handelsblatt.
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Beteiligte Personen und Organisationen
Wolfgang Horsch; Karikaturist, Cartoonist, 1960-
Zeit
06.06.2005
Ort
Handelsblatt : Deutschlands Wirtschafts- und Finanzzeitung (ZDB-ID: 214056-1)
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De nouvelles structures franco-allemandes
La relation franco-allemande ne se limite pas à des rencontres officielles ou non d’hommes ou de femmes politiques. Dès le début se sont mises dans la société civile des structures afin de favoriser les rencontres et les échanges des deux côtés du Rhin et le DFI en est la preuve vivante. Ces organisations binationales couvrent tous les domaines touchant les centres d’intérêts de la société. Afin d’accompagner ces initiatives, les gouvernements allemands et français mettent en place l’OFAJ. Dans les années 80 et 1990, de nouvelles institutions sont créées lors de sommets franco-allemands.
L’université franco-allemande
L’Université franco-allemande est une institution créée et financée à parts égales par la France et l’Allemagne. Depuis 1997, elle a pour mission principale de susciter, d’évaluer et de participer au financement de cursus franco-allemands dans les disciplines les plus variées, des sciences de l’ingénieur aux sciences humaines et sociales, en passant par les sciences exactes, l’économie et la gestion, le droit et la formation des enseignants.
Ces programmes sont mis en œuvre, dans près de 140 villes universitaires, par les meilleures universités, grandes écoles et Fachhochschulen de France, d'Allemagne et de pays tiers. Ensemble, ils constituent un réseau fort de 210 établissements d'enseignement supérieur et de recherche qui collaborent ainsi sous l'égide de l'UFA, rassemblant près de 6 000 étudiants et étudiantes. Il n’existe aucune autre structure binationale comparable à travers le monde.
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Das Netzwerk der Deutsch-Französischen Hochschule für das Jahr 2025–2026
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© Deutsch-Französische Hochschule (DFH)
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Deutsch-Französische Hochschule (DFH)
Ort
Saarbrücken
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Arte, une chaine de télé à cheval sur la frontière
Chaîne publique culturelle et européenne, ARTE (Association Relative à la Télévision Européenne) s’adresse à tous les téléspectateurs curieux de découvrir la culture de leurs voisins européens, à commencer par les Français et les Allemands. Chaîne unique pour plusieurs publics, ARTE a été une première dans l’Histoire de la télévision et occupe toujours une place singulière dans le paysage audiovisuel européen.
Fin des années 1980, à l’heure d’autres grands projets européens comme la monnaie unique ou Eureka, les gouvernements français et allemande souhaitent créer une chaine de télévision commune. Le but est de mieux faire connaître les cultures respectives pour mieux les rapprocher et encourager l’intégration européenne. Le projet est lancé en 1988 lors du Sommet franco-allemand de Bonn, le traité entérinant la création d’une chaîne culturelle européenne est signé en 1990, à la veille de la réunification allemande.
En 1991 sont établis les statuts d’ARTE, financée à 95 % par la contribution à l’audiovisuel public perçue dans les deux pays. Les structures reflètent l’organisation de l’audiovisuel dans les deux pays, centralisée en France et décentralisée en Allemagne. Des partenariats seront ensuite noués avec d’autres télévisions publiques comme la RTBF en Belgique, l’ORF en Autriche, SRG SSR en Suisse, ou encore YLE en Finlande. Le 28 septembre 1992, ARTE est diffusé pour la première fois en France sur le réseau hertzien.
L'acte de création de la chaine ARTE
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L'acte de création de la chaine ARTE (page 1)
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© Journal Officiel
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Beteiligte Personen und Organisationen
Journal Officiel
Zeit
19.08.1992, am 21.08.1992 veröffentlicht
Ort
Journal Officiel, S. 11375
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L'acte de création de la chaine ARTE (page 2)
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© Journal Officiel
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
19.08.1992, am 21.08.1992 veröffentlicht
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Journal Officiel, S. 11375
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L'acte de création de la chaine ARTE (page 3)
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Journal Officiel
Zeit
19.08.1992, am 21.08.1992 veröffentlicht
Ort
Journal Officiel, S. 11375
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L'acte de création de la chaine ARTE (page 4)
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Zeit
19.08.1992, am 21.08.1992 veröffentlicht
Ort
Journal Officiel, S. 11375
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Déclaration sur la création d'un corps d'armée franco-allemand
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Zeit
1992
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La Brigade franco-allemande
Le Président de la République française, François Mitterrand, et le Chancelier allemand, M. Helmut Kohl, décident en 1987 de créer une brigade commune. Elle est mise en service deux ans plus tard, le 2 octobre 1989.
Dès les premières années de son existence d’importants progrès sont réalisés en ce qui concerne l’harmonisation des procédures et des principes communs en matière d’instruction, d’entraînement et d’opérations. Ces progrès permettent de créer des conditions essentielles de l’interopérabilité des deux armées de Terre, française et allemande. La brigade est engagée, au milieu des années 1990, dans ses premières opérations extérieures communes, dans le cadre de l’OTAN en ex-Yougoslavie.
Faisant suite à l’héritage de l’après-guerre et jusqu’en 2010, toutes les unités de la brigade franco-allemande sont stationnées en Allemagne. Au cours de la conférence sur la sécurité de Munich en 2009 Angela Merkel et Nicolas Sarkozy décident de faire stationner des unités allemandes et françaises de la brigade également en France. Cette opération permet à la brigade d’être renforcée dans sa composition et ses moyens et rééquilibrée géographiquement en termes de stationnement.
Aujourd’hui près de 5900 militaires et 150 civils de la brigade servent conjointement dans les garnisons de Donaueschingen et d’Immendingen en Forêt Noire ainsi qu’à Müllheim dans le Markgräflerland, également siège de l’état-major multinational de la brigade. Illkirch-Graffenstaden en Alsace et Metz en Lorraine complètent le stationnement de part et d’autre du Rhin.
Et de nouveaux formats pour favoriser les rencontres de la société civile
Du côté de la société civile, les formats de rencontres et d’échanges continuent à se développer. Pour prendre l’exemple du dfi, les années 1980 et 1990 sont une période de grand travail avec les grandes écoles françaises.
En partenariat avec des partenaires allemands et français, le dfi organise des voyages pour des étudiants d’écoles comme Science Po, l’ENA ou encore des écoles d’ingénieurs pour faire découvrir l’Allemagne, son actualité politique et son économie. Les étudiants sont alors logés chez les habitants. Cette formule fait beaucoup penser aux convictions des germanistes d’entre-deux-guerres, qui voyaient en la germanistique le meilleur moyen de rencontrer son voisin.
Et ces voyages ont pu participer à la création de vocations. Par exemple, lors d’une édition de l’un de ses voyages avec l’ENA, deux des participants étaient amenés à jouer un grand rôle dans les relations entre les deux pays. Sylvie Goulard est devenue présidente du dfi tandis que François Delattre est ambassadeur de France en Allemagne.
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Liste des participants d'un voyage pour étudiants de l'ENA organisé par le dfi.
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© Deutsch-Französisches Institut
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Deutsch-Französisches Institut
Zeit
1988
Ort
Ludwigsburg
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La question du nucléaire comme exemple des différences entre la France et l’Allemagne
Depuis la signature du Traité de l’Elysée, on constate un intérêt constant dans les deux pays pour les affaires du voisin, ce qui permet de créer un dialogue à tous les niveaux sur de nombreux sujets. Parmi les thématiques qui animent les échanges, la question du nucléaire est certainement celle qui illustre le mieux cette dynamique de dialogue ou d’opposition. De l’ouverture des premières centrales de part et d’autre du Rhin jusqu’à la fermeture des dernières centrales allemandes dans les années 2020 en passant par le développement d’un mouvement anti-nucléaire dans les années 1970, la France et l’Allemagne ont pu constater les différences politiques. Par quelques exemples, nous montrons comment ces différends peuvent se manifester.
Aux origines de la question
En France et en Allemagne, la question du nucléaire est perçue différemment. L’Allemagne connait ses premières oppositions citoyennes à des centrales nucléaires dès les années 1970 avec des mouvements qui s’organisent de plus en plus. La question de la recherche de sites pour le stockage définitif est à ce moment déjà centrale. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl en avril 1986 a redynamisé le mouvement antinucléaire en Allemagne.
Au début des années 2000, une convention est décidée par le gouvernement allemand et les exploitants nucléaires pour à terme, sortir du nucléaire. Ce calendrier est chamboulé par la catastrophe nucléaire de Fukushima 2011. De très nombreuses manifestations forcent la main au Parlement qui décide, en accord avec les annonces de la chancelière Angela Merkel, de renouveler la sortie du nucléaire avec des dates fixes. Le 15 avril 2023, les trois dernières centrales nucléaires allemandes ont été fermées.
En France, inversement à l’Allemagne, le mouvement anti-nucléaire est plutôt faible et le nucléaire est vu depuis Charles de Gaulle comme un moyen de souveraineté énergétique et technologique. Certains considèrent que « les Français ont subi un matraquage pronucléaire », d’autant plus fort que le mouvement écologiste français a moins structuré la vie politique française. Aujourd’hui encore, l’énergie nucléaire est un sujet qui divise le couple franco-allemand comme aucun autre ou presque.
La centrale de Cattenom et les protestations des Allemands en France
La crise pétrolière des années 1970 engendre une prise de conscience en France de la dépendance du pays à l’égard des énergies fossiles. L’Etat décide en conséquence la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, dont quatre à Cattenom, en Lorraine. Malgré des protestations et des décisions de justice contraires, la construction de la centrale se poursuit.
La catastrophe de Tchernobyl en avril 1986 engendre une nouvelle vague de protestation contre l’usage d’une énergie pouvant se révéler terriblement dangereuse pour les civils. Quelques mois avant l’entrée en service de la première tranche, une gigantesque manifestation est organisée dans une prairie de Koenigsmacker, à environ quatre kilomètres de la centrale nucléaire de Cattenom. Environ 10 000 militants antinucléaires se rassemblent pour protester contre cette « centrale de la mort ». Etonnamment cette mobilisation massive est plutôt du fait de militants allemands et luxembourgeois. En France, l’émoi suscité par la construction était à peine audible
Découvrez en plus sur cette histoire ici avec un podcast sur cette manifestation
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Cattenom
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© Nachlass Felix Mussil
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Karikatur von Felix Mussil, erschienen in der Frankfurter Rundschau am 30. Oktober 1986.
Caricature de Felix Mussil parue dans Frankfurter Rundschau le 30 octobre 1986.
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Felix Mussil; Karikaturist, 1921-2013
Zeit
30.10.1986
Ort
Frankfurter Rundschau : unabhängige Tageszeitung. D (ZDB-ID: 126011-X)
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Article du Ludwigsburger Kreiszeitung sur les manifestations devant le dfi
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© Ludwigsburger Kreiszeitung
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Zeit
1995
Ort
Ludwigsburger Kreiszeitung (ZDB-ID: 126254-3)
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La reprise des essais nucléaires en 1995 et les manifestations devant le dfi
Entre 1960 et 1996, la France a réalisé plus de 200 essais nucléaires. Ces tests réalisés sur le territoire français (d’abord en Algérie puis en Polynésie) permettaient de tester les nouvelles armes, d’étudier leurs effets et également de démontrer la puissance de l’Etat français, quatrième pays à devenir puissance nucléaire. Ces essais, très critiqués, sont arrêtés par François Mitterrand en 1992. Son successeur Jacques Chirac décide cependant en 1995 une dernière reprise des essais pour compléter les données avant de passer définitivement à la simulation informatique.
Cette décision est cependant vivement condamnée tant en France qu’à l’étranger. En Allemagne, où le mouvement anti-nucléaire est plus fort qu’en France, des appels au boycott de produits français se multiplient contre la « mégalomanie » du pays voisin. A Ludwigsburg, une manifestation est organisée devant le dfi pour marquer la protestation locale. Celle-ci – bien que peu adaptée car le dfi est une association de droit allemand – montre l’intérêt des Allemands pour cette question qui est plus qu’une affaire franco-française. Quelques semaines plus tard est organisée une conférence au dfi pour analyser cette décision en discussion avec les citoyens intéressés.
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Flyer für eine Veranstaltung des dfi zur französischen Atompolitik, die nach den Demonstrationen vor dem dfi organisiert wurde (September 1995)
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© Deutsch-Französisches Institut
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Deutsch-Französisches Institut
Zeit
1995
Ort
Ludwigsburg
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Aparté : la pérennisation des échanges franco-allemands par des formats toujours plus variés
Depuis les premiers jumelages franco-allemands, les formats de rencontre se sont développés. On ne se contente plus d’organiser des matchs de football ou des rencontres musicales. Pour élargir les horizons des Français et des Allemands, de nouveaux formats sont mis en place pour toucher des publics aux intérêts différents. Dans ce qui suit, nous présenterons quelques exemples de ces activités franco-allemandes si variées, des échanges d’apprentis aux célébrations des signature des jumelages en passant par la plantation de vignes.
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25 ans de jumelage entre Bottrop et Tourcoing
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Bottrop - Tourcoing : Geschichte einer Freundschaft
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Kulturamt der Stadt Bottrop
Zeit
1992
Ort
Bottrop
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25 ans de jumelage entre Bottrop et Tourcoing (1992)
Le week-end du 12 au 14 juin 1992, une fête municipale a été organisée sous la devise « Rendez-vous à Bottrop » pour célébrer le 25e anniversaire du jumelage avec Tourcoing, dans le nord de la France. Le groupe « amis de Bottrop », qui a défilé dans la ville en costumes de soldats français de l’époque de la Révolution française, a constitué le clou du spectacle pour les plus de 200 000 visiteurs venus de la région de la Ruhr. « Avec baguette et bière », titrait le Ruhr-Nachrichten, la ville proposait un programme varié mêlant musique, sport et culture. À la mairie, les maires Jean-Pierre Balduyck et Kurt Schmitz ont renouvelé leur charte de jumelage.
Le voyage des seniors de Rotenburg à Sainte-Foy-la-Grande (1995)
Du 18 au 24 septembre 1995, 44 membres du Conseil des seniors de la circonscription de Rotenburg (Wümme), près de Brême, se sont rendus à Sainte-Foy-la-Grande, près de Bergerac. Après une escale pour visiter Paris, le groupe allemand a retrouvé le club des seniors français à Sainte-Foy lors d'un thé dansant, a été reçu par la mairie et a visité la ville. Au cours de la suite de leur séjour, les deux groupes ont visité ensemble la région et ont notamment découvert Cognac et ses vignobles ainsi que le Périgord. Madame Castanet a accompagné les deux groupes en tant qu'interprète, assurant ainsi une communication fluide. Les deux parties ont ensuite prévu une visite de retour du club des seniors français à Rotenburg pour l'année 1996.
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Voyage des seniors de Rotenburg à Sainte-Foy-la-Grande
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Zeit
1995
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L'Est Républicain
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Article de presse: „Courant alternatif (visite de la coportation des électriciens de Ludwigsburg)". – Le Pays, 1999. – Provenienz: Archives municipales Montbéliard.
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Typ
Zeitungsartikel
Thema
Städtepartnerschaft ; Völkerverständigung
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Archives municipales Montbéliard , l'Est républicain
Zeit
13.06.1999
Ort
Montbéliard
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Courant alternatif entre Ludwigsburg et Montbéliard (1999)
C'est pour découvrir les méthodes de travail de leurs collègues français – et non pour nouer des relations commerciales – que des électriciens de Ludwigsburg se sont rendus à Montbéliard en 1999. Ils avaient été invités par leurs collègues d'Électricité de France (EDF).
« Grâce à cet échange, nous avons pu découvrir comment vous travaillez, et nous nous réjouissons surtout de vous accueillir à Ludwigsburg », a déclaré Richard Benz, des Neckarwerke, lors de la réception de la délégation allemande à la mairie de Montbéliard.
Source : « Courant alternatif » (visite de la coopérative des électriciens de Ludwigsburg). – Le Pays, 1999.
Spécialités françaises au marché de Noël de Bruchsal (2001)
Depuis 2001, le marché de Noël de Bruchsal, près de Karlsruhe, accueille chaque année un stand d'information de la ville jumelée de Sainte-Ménehould, en Champagne. Pendant cinq jours, les visiteurs peuvent découvrir les meilleurs produits français, tels que fromages, miel, chocolats ou encore objets d'artisanat. Le champagne est bien sûr incontournable. Ce stand est l'occasion de découvrir la ville jumelée des Argonnes et favorise les rencontres entre Allemands et Français ainsi que les contacts avec la vie associative de la ville.
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Spécialités françaises au marché de Noël de Bruchsal
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Fotofreunde Heidelsheim e.V.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Karl-Heinz Malzer 1.Vorsitzender Fotofreunde Heidelsheim e.V.
Zeit
2001
Ort
Bruchsal
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Deklaration für Afrika : déclaration de coopération en faveur de l'Afrique
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Archives municipales Montbéliard
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Deklaration für Afrika : déclaration de coopération en faveur de l'Afrique Ludwigsburg - Montbéliard
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Typ
Offizielles Dokument
Thema
Städtepartnerschaft ; Völkerverständigung ; Afrika
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Beteiligte Personen und Organisationen
Stadt Ludwigsburg , Montbéliard
Zeit
16.07.2006
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La Déclaration pour l'Afrique de 2006
Depuis le 16 juillet 2006, Ludwigsburg et Montbéliard ont conclu un accord de coopération avec la ville de Kongoussi, au Burkina Faso, pays d'Afrique de l'Ouest. À cette fin, le maire allemand Werner Spec et l'adjoint au maire français Marcel Bonnot ont signé conjointement une déclaration visant à lutter contre la faim, la pauvreté et l'analphabétisme en Afrique. Au cours des années suivantes, une école primaire a été construite à Kongoussi et un système d'irrigation pour un potager a été financé. En 2009, l'ancien maire de Ludwigsburg et président de l'association Förderkreis Burkina Faso e. V., Otfried Ulshöfer, s'est rendu dans ce pays africain avec une délégation.
Les vignes du Wurtemberg sur les coteaux de Montbéliard (2008)
En 2008, les services des espaces verts des villes de Ludwigsburg (près de Stuttgart) et de Montbéliard (près de Mulhouse) ont commencé à planter ensemble 400 pieds de vigne provenant de la ville allemande sur un coteau de Montbéliard, dans le but de créer un vin franco-allemand. Pour la première fois depuis le début du XXe siècle, il existe à nouveau un vignoble à Mömpelgard, anciennement dans le Wurtemberg. Les vignes ont été offertes par le couple princier Michael et Diane de Wurtemberg, et le vin devait être vinifié dans leurs caves après les vendanges. L'objectif était de déguster une cuvée franco-allemande en 2010, à l'occasion du 60e anniversaire du jumelage. Cette année-là, une coopération entre la municipalité de Montbéliard et les élèves de l'école professionnelle Oskar-Walcker de Ludwigsburg a permis de construire une cabane de vigne.
vous pouvez découvrir plus d'activités de jumelages franco-allemands dans cette exposition virtuelle consacrée au jumelage entre Ludwigsburg et Montbéliard
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Vignes du Wurtemberg sur les coteaux de Montbéliard
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Est Républicain
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Typ
Zeitungsartikel
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Beteiligte Personen und Organisationen
Est Républicain
Zeit
2008
Ort
Montbéliard
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© Wolfgang Horsch
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Wolfgang Horsch; Karikaturist, Cartoonist, 1960-
Zeit
06.12.2006
Ort
Handelsblatt : Deutschlands Wirtschafts- und Finanzzeitung (ZDB-ID: 214056-1)
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Jacques Chirac et Angela Merkel, un changement d’époque pour les relations franco-allemandes
A l’arrivée d’Angela Merkel à la Chancellerie allemande, la relation entre les deux pays entre dans une phase de transition. Celle-ci trouve face à elle un partenaire au pouvoir depuis plus de 10 ans et qui ne pourra se représenter en 2007 lors de l’élection présidentielle. De plus, des doutes existent vis-à-vis d’Angela Merkel dont, en raison de son origine est-allemande, on ne sait si elle aura cœur de perpétuer une amitié franco-allemande semblait plutôt ouest-allemande qu’est-allemande.
Malgré cette situation précaire, dès les premières rencontres, les deux dirigeants insistent publiquement sur la nécessité de maintenir une continuité des relations franco-allemandes. Sur le plan européen, Chirac et Merkel mettent en scène cette volonté de continuité à travers des sommets réguliers, des conseils de ministres franco-allemands et des gestes symboliques comme les revues conjointes de la brigade franco-allemande.
Ils réaffirment ensemble l’importance du couple franco-allemand pour relancer la construction européenne après l’échec du traité constitutionnel européen (2005). À la veille de la fin de son mandat en mai 2007, Jacques Chirac effectue son dernier voyage officiel en Allemagne, preuve de l’importance particulière qu’il porte aux relations avec l’Allemagne. Angela Merkel lui a rendu hommage, concluant par un « Vive l’amitié franco-allemande ! »
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Adieu mon amour
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© Heiko Sakurai
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Karikatur von Heiko Sakurai, erschienen in der Financial Times Deutschland am 24. November 2005.
Caricature de Heiko Sakurai parue dans Financial Times Deutschland le 24 novembre 2005.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Heiko Sakurai; Künstler, Karikaturist, Illustrator, Cartoonist, 1971-
Zeit
24.11.2005
Ort
Financial Times Deutschland (ZDB-ID: 2005676-X)
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Die Einflüsterer
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© Klaus Stuttmannn
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Karikatur von Klaus Stuttmann, erschienen am 24. November 2011 in der Financial Times Deutschland.
Caricature de Klaus Stuttmann, parue le 24 novembre 2011 dans le Financial Times Deutschland.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Klaus Stuttmann; Karikaturist, Illustrator, 1949-
Zeit
24.11.2011
Ort
Financial Times Deutschland (ZDB-ID: 2005676-X)
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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ou la France et l’Allemagne face à la crise des Subprimes
Entre 2007 et 2012, la relation entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy joue un rôle central dans la politique européenne. Avant même son élection, Sarkozy rencontre la chancelière allemande en février 2007 pour lui exposer sa vision de l’avenir de l’Europe et sa volonté de renforcer la coopération franco-allemande, malgré l’échec du traité constitutionnel européen.
Sous leurs mandats respectifs, un compromis est trouvé autour du traité de Lisbonne, marquant une relance du projet européen. Leur entente, surnommée par la presse « Merkozy », symbolise le moteur franco-allemand de l’Union européenne et leur bonne entente.
La crise financière de 2008 met cependant cette bonne relation à rude épreuve : les deux dirigeants doivent s’accorder sur les réponses à apporter à la crise économique et à la montée des dettes souveraines. Les divergences deviennent particulièrement claires lors de la crise grecque : tandis que Nicolas Sarkozy se montre favorable à une intervention rapide et solidaire de la communauté européenne, Angela Merkel prône la prudence et estime que la Grèce devrait dans un premier temps résoudre ses difficultés sans une aide massive de l’Union européenne.
Angela Merkel et François Hollande : vers la multiplication des crises
Durant son quinquennat, François Hollande exprime souvent ses désaccords avec Angela Merkel, en particulier au sujet de la politique de rigueur budgétaire que la chancelière allemande défendait. Face à la crise de la dette grecque, le président français plaide pour une solidarité économique et financière renforcée au sein de l’Union européenne, estimant que la cohésion du continent dépend d’un soutien collectif. Merkel, de son côté, privilégie davantage la discipline budgétaire et les réformes structurelles, ce qui lui vaut de nombreuses critiques.
En 2015, l’Europe est confrontée à deux crises majeures ayant à l’épreuve cette coopération : la crise migratoire et la vague d’attentats terroristes. La France et l’Allemagne se retrouvent alors côte à côte pour chercher des réponses communes. Après les attentats contre Charlie Hebdo en janvier 2015, François Hollande marche main dans la main avec Angela Merkel et de nombreux autres dirigeants européens lors de la grande marche républicaine à Paris. Ce moment symbolique marque une volonté partagée de renforcer la coopération européenne face aux menaces et aux divisions qui secouent le continent, dont le Brexit sera bientôt une autre expression
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Enfin une solution pour la Grèce
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© Martin Vidberg
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Karikatur von Martin Vidberg, erschienen in Le Monde am 22. Juni 2015.
Caricature de Martin Vidberg parue dans Le Monde le 22 juin 2015.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Martin Vidberg; Comiczeichner und Autor, 1980-
Zeit
22.06.2015
Ort
Le Monde (ZDB-ID: 126395-X)
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François Hollande in Ludwigsburg
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© Deutsch-Französisches Institut
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Beteiligte Personen und Organisationen
Deutsch-Französisches Institut
Zeit
2012
Ort
Ludwigsburg
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Les célébrations des 50 ans du discours de de Gaulle à Ludwigsburg (2012)
Le 22 septembre 2012 se sont déroulées les célébrations du 50ème anniversaire du discours de Charles de Gaulle à la jeunesse allemande. A cette occasion, et à l'invitation de Winfried Kretschmann, ministre-président du Land de Bade-Wurtemberg, François Hollande et Angela Merkel se sont rendus dans le Residenzschloss de Ludwigsburg pour fêter ce discours si important pour les relations entre les deux pays. Devant les près de 3 000 personnes présentes, la chancelière allemande a notamment insisté sur le fait que le futur de l'Europe demeure dans les mains de la jeunesse.
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Merkel IV - Le couple franco-allemand à travers les âges
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© Loic Schvartz
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Karikatur von Loic Schvartz, online veröffentlicht am 7. März 2018.
Caricature de Loic Schvartz publiée en ligne le 7 mars 2018.
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Loic Schvartz; Karikaturist, 1957-
Zeit
07.03.2018
Ort
https://tinyurl.com/yam7py9d
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Les relations franco-allemandes depuis 2017, une relation à différentes vitesses
Si, par leur action commune, Angela Merkel et Emmanuel Macron parviennent à faire avancer la France et l’Allemagne sur un chemin commun, le retrait de la chancelière de la vie politique en 2021 crée une instabilité politique du côté allemand. Souvent les partenaires de la coalition à trois couleurs ne parviennent pas à s’entendre sur des sujets majeurs, ce qui cause des blocages tant en Europe qu’entre les deux partenaires. L’élection de Friedrich Merz en 2025 laisse cependant espérer un retour du réflexe franco-allemand.
Emmanuel Macron et Angela Merkel
Le couple franco-allemand est durant cette période confronté à des crises de plus en plus récurrentes. La plus importante est certainement celle de la pandémie de Covid-19 causant un affaiblissement de l'économie européenne par des confinements, des fermetures de frontières et des restrictions commerciales. Pour faire face à cette crise, les deux partenaires, sous l’impulsion de la France, proposent un fonds de relance financé par la souscription d'une dette commune et parviennent à obtenir l'accord de certains états membres sceptiques. Par une action commune, les deux pays parviennent à faire avancer l’Europe.
Mais les défis sont en réalité très nombreux : il s’agit aussi de gérer le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne suite au vote du Brexit en 2016, la question récurrente de la réforme ou l’approfondissement de l’Union, la dépendance de l'Allemagne vis-à-vis du gaz russe, montée du nationalisme ou encore la concurrence chinoise, notamment sur la question des véhicules électriques. Tout cela participe à l’image d’un couple actif mais peut-être débordé par les défis.
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Es paßt gerade gar nicht
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© Heiko Sakurai
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Beteiligte Personen und Organisationen
Heiko Sakurai; Künstler, Karikaturist, Illustrator, Cartoonist, 1971-
Zeit
28.09.2017
Ort
http://www.sakurai-cartoons.de/actual.php5?gross=6945
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Bundeskanzlerin Angela Merkel (1. Reihe, r.) und Emmanuel Macron, Präsident Frankreichs (1. Reihe, l.), während der Unterzeichnung des "Vertrages von Aachen"
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© Bundesarchiv
Beteiligte, Orts- und Zeitangaben
Zeit
2019
Ort
Aachen
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Le traité d’Aix-la-Chapelle, dernier grand acte franco-allemand ?
Le traité d'Aix-la-Chapelle, signé le 22 janvier 2019 et entré en vigueur le 22 janvier 2020, constitue le dernier grand moment franco-allemand entre les deux pays. Il souligne la volonté d'Angela Merkel et d'Emmanuel Macron de renforcer les relations entre les deux pays, 56 ans après le traité de l'Élysée. Son texte prévoit une coopération politique renforcée, notamment dans les domaines de l'économie, de l'éducation, de la culture ainsi que de la politique étrangère et de sécurité.
Parmi les mesures convenues figurent notamment la demande d'un siège permanent de l'Allemagne au Conseil de sécurité de l'ONU, l'annonce de la création de quatre instituts culturels franco-allemands à l'étranger ainsi que le développement de l'Université franco-allemande. Sont également créés un fonds citoyen commun destiné à financer des projets visant à rapprocher les sociétés civiles européennes par un engagement accru, un Forum franco-allemand pour l'avenir ou encore une assemblée parlementaire franco-allemande.
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60 Jahre Deutsch-Französische Freundschaft
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© Wolfgang Horsch
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Karikatur von Wolfgang Horsch, erschienen in der Süddeutschen Zeitung am 24. Januar 2023.
Caricature de Wolfgang Horsch parue dans Süddeutsche Zeitung le 24 janvier 2023.
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Beteiligte Personen und Organisationen
Wolfgang Horsch; Karikaturist, Cartoonist, 1960-
Zeit
24.01.2023
Ort
Süddeutsche Zeitung : neueste Nachrichten aus Politik, Kultur, Wirtschaft und Sport (ZDB-ID: 2110569-8)
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Emmanuel Macron et Olaf Scholz, un couple au repos ?
L’élection de Scholz au poste de chancelier fédéral en 2021 a beaucoup interrogé : allait-il être à la hauteur de l’héritage d’Angela Merkel qui a non seulement connu quatre présidents français au cours de son mandat mais a aussi largement marqué les relations franco-allemandes de son empreinte (le Traité d’Aix la Chapelle en est un des nombreux exemples) ?
Cependant, l’actualité internationale (la Guerre en Ukraine pour ne citer qu’elle) ainsi que des difficultés inhérentes à la coalition tripartite l’ayant mené au pouvoir vont engendrer de nombreuses divergences tant les deux partenaires ne semblaient pas capable de parler d’une seule voix. La guerre d'agression contre l'Ukraine, lancée par la Russie en février 2022, illustre bien les difficultés des deux gouvernements des deux pays à se mettre d'accord sur des mesures de soutien au pays attaqué, par exemple sur la livraison d'armes ou le déploiement de troupes sur place. Dans ce contexte également, leur action commune apparaît souvent peu efficace.
De nombreux dessins publiés en France et en Allemagne critique ce qui parait être un immobilisme du chancelier allemand. Un dessin de Jürgen Tomicek montre la colère de Konrad Adenauer qui, à l'occasion du 60ème anniversaire de la conclusion du traité de l’Élysée, jette depuis un nuage le traité aux oreilles de son huitième successeur et lui demande d'être plus actif : pour l'amitié franco-allemande et pour résoudre les nombreux problèmes actuels...
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Olaf Scholz et Emmanuel Macron à Paris
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Bundesregierung / Steffen Kugler
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Beteiligte Personen und Organisationen
Steffen Kugler
Zeit
2025
Ort
Paris
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Besuch des Kanzlers Merz in Paris (Mai 2025)
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Bundesregierung / Steffen Kugler
Beschreibung
Paris, 7. Mai 2025: Gemeinsam wollen Deutschland und Frankreich einen Neustart Europas vorantreiben, so Bundeskanzler Friedrich Merz und Präsident Emmanuel Macron nach ihrem gemeinsamen Treffen im Élysée-Palast.
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Beteiligte Personen und Organisationen
Steffen Kugler
Zeit
2025
Ort
Paris
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Emmanuel Macron et Friedrich Merz : le retour du réflexe franco-allemand ?
Après l’annonce d’élections anticipées en Allemagne, la perspective de voir le conservateur Friedrich Merz remporter la chancellerie a été accueillie avec plus d’enthousiasme, Avant même son élection au poste de chancelier fédéral en 2025, Friedrich Merz entretenait déjà de bonnes relations avec le président Macron, puisqu'ils s'étaient rencontrés à Paris. Les deux chefs d'État et de gouvernement souhaitaient collaborer dès l'élection de Friedrich Merz, début 2025.
C'est d'ailleurs en France que le chancelier élu a effectué son premier déplacement dans le cadre du Triangle de Weimar. Merz a également été invité à l’été 2025 au Fort de Brégançon, la résidence d’été des présidents français.
La présence de Merz et de Macron au Conseil des ministres franco-allemand à Toulon fin août 2025 témoigne de leur volonté commune de promouvoir la croissance de l’économie européenne et de renforcer la sécurité et la défense en Europe sur la base du moteur franco-allemand. Lors de ce Conseil, de très nombreux projets et idées ont été élaborés pour permettre une relance du moteur franco-allemand. Si tous ces projets ne seront peut-être pas mis en application, leur existence même témoigne du succès de la déclaration d’Emmanuel Macron à la Sorbonne selon laquelle tous les sujets peuvent être évoqués conjointement.
Les nouvelles institutions issues du traité d’Aix-la-Chapelle
« Reconnaissant le succès historique de la réconciliation entre les peuples français et allemand à laquelle le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d'Allemagne sur la coopération franco-allemande a apporté une contribution exceptionnelle et dont est né un réseau sans précédent de relations bilatérales entre leurs sociétés civiles et leurs pouvoirs publics à tous les niveaux ». C’est en ces termes que débute le Traité d’Aix-la-Chapelle signé en janvier 2019, reconnaissant ainsi le rôle joué par la société civile dans l’évolution des relations franco-allemandes.
Deux articles sont particulièrement intéressants, car ils permettent la création de deux nouvelles institutions, qui vont jouer un rôle dans le renforcement des liens entre la société civile. L’article 12 décide la création d’un « Fonds citoyen commun destiné à encourager et à soutenir les initiatives de citoyens et les jumelages entre villes dans le but de rapprocher encore leurs deux peuples » tandis que l’article 22 évoque « un Forum pour l'avenir franco-allemand afin de travailler sur les processus de transformation de leurs sociétés. » Enfin, lors des préparatifs du Traité d’Aix-la-Chapelle est décidée par l’Assemblée nationale et le Bundestag la création d’une assemblée parlementaire franco-allemande pour travailler sur des sujets spécifiquement franco-allemands.
Le Fonds citoyen franco-allemand
Lancé en avril 2020, le Fonds citoyen franco-allemand (Deutsch-Französischer Bürgerfonds en allemand) vise à conseiller, mettre en réseau et financer les projets qui mettent en lumière l’amitié franco-allemande et l'Europe.
Pour ce faire, le Fonds citoyen a mis en place une procédure de soutien simplifiée pour tous les projets sans limite d’âge ni de prérequis linguistiques. Les demandes de subvention peuvent être déposées en ligne jusqu’à 6 semaines avant le début du projet pour une prise en charge de maximum 80 % des frais. Le Fonds citoyen soutient des projets de thèmes divers (ex : sport, culture, histoire), mais aussi dans le cadre d’appels à projets (ex : Journée franco-allemande ou Démocratie). 20 Référentes et Référents régionaux répartis entre la France et l’Allemagne accompagnent les porteurs de projets.
En tant que structure de soutien, le Fonds citoyen dispose d’un budget annuel de 5 millions d’euros. Avec plus de 4 500 projets soutenus au total (jusqu’à 2026), il constitue l’une des réussites les plus tangibles du traité d’Aix-la-Chapelle et du travail en faveur de la société civile franco-allemande.
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Logo des deutsch-französischen Bürgerfonds
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© Deutsch-Französischer Bürgerfonds
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Deutsch-Französischer Bürgerfonds
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Logo des Deutsch-Französischen Zukunftswerks
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Deutsch-Französisches Zukunftswerk
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Deutsch-Französisches Zukunftswerk
Le Forum pour l'avenir franco-allemand
Si le Burgerfonds est essentiellement une structure de soutien financier au travail de la société civile franco-allemand, le Forum pour l’avenir poursuit de son côté une autre perspective. Prenant acte de l’absence de forum ou de plateforme de dialogue et d’échange sur les processus de transformation sociale, économique, écologique, sécuritaire et technologique, il cherche à permettre aux acteurs de la société civile, aux experts de la communauté scientifique et économique et aux responsables politiques des deux parties de discuter de ces défis d’une manière intersectorielle.
Créé en 2019, il est jusqu’en 2025, sous la tutelle du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères par la structure France Stratégie et, du côté allemand, au Research Institute For Sustainability - Helmholtz Centre Potsdam avec le soutien financier du ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche et l’appui du ministère fédéral des Affaires étrangères.
Le travail du Forum pour l‘avenir privilégie une approche bottom-up, partant des expériences de terrain pour nourrir le débat au niveau régional et national. De 2019 à 2025, 3 cycles d’études ont animé le Forum : « Transition écologique et sociale », « Redistribuer et utiliser l’espace urbain ! » et « Transition énergétique locale » conclues par des publications et de nombreuses rencontres. Le 29 août 2025, les gouvernements allemand et français ont arrêté ensemble une nouvelle orientation du Forum, qui se consacrera désormais aux questions numériques.
L’assemblée parlementaire franco-allemande
L’assemblé parlementaire franco-allemande (APFA) a été créée le 25 mars 2019 par les présidents de l’Assemblée nationale Richard Ferrand et du Bundestag et Wolfgang Schäuble. Composée de 50 députés de l'Assemblée nationale et de 50 députés du Bundestag, selon la composition des parlements nationaux, cette institution se réunit deux fois par an en France et en Allemagne.
Les attributions de l’APFA concernent notamment la surveillance de la mise en application du Traité d’Aix-la-Chapelle et des projets qui en découlent ainsi que des questions liées à la coopération transfrontalière, la convergence des droits français et allemand et au renforcement global des relations franco-allemandes ainsi que la mise en œuvre commune des directives européennes. Pour son travail, l’APFA peut adopter des délibérations et des propositions de résolution, qui seront ensuite soumises aux parlements nationaux. Un exemple récent de l’action de l’APFA se trouve dans les discussions autour des difficultés posées par les contrôles à la frontières allemande pour les travailleurs transfrontaliers.
Et à Ludwigsburg?
À Ludwigsburg, comme dans de très nombreuses autres villes jumelées, les relations ne s’arrêtent pas, même si parfois elles ralentissent. Des rencontres sont toujours organisées et les jubilés célébrés. Ainsi, la ville de Ludwigsburg a pu fêter en 2025 le 75ème anniversaire de son jumelage avec Montbéliard (et quelques années avant le dfi a fêté ses 75 ans). Pour l’occasion les maires des deux villes ont enfilé leurs crampons pour un coup d’envoi commémoratif du match de football de 1952. Autre évènement de ce jubilé, la venue de Pierre-Michel Kahn, ancien déporté d’une famille juive de Montbéliard, qui a raconté en français et en allemand son histoire et s’est exprimé pour la tolérance, la compréhension et la réconciliation.
D’autres vidéos disponibles à cette adresse donnent la parole à personnes qui se sont toutes engagées en faveur du jumelage au cours de cette année anniversaire. Elles montrent que ce jumelage – comme tant d’autres entre les deux pays - est encore aujourd’hui porté par les habitants des deux villes et qu’il peut, 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, continuer à contribuer à une meilleure compréhension mutuelle.
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Photo de groupe pour les 75 ans du dfi
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© Deutsch-Französisches Institut
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Annette Krause - dfi
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75 ans du jumelage Ludwigsburg/Montbéliard
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© Deutsch-Französisches Institut
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Pour finir
Au terme de cette histoire de plus de 150 ans, une chose est sûre : des femmes et des hommes se sont toujours engagés, par conviction personnelle, en faveur du rapprochement entre les peuples des deux pays – notamment pour garantir la paix en Europe. C'est grâce à ces efforts que l'amitié entre l'Allemagne et la France a pu naître après la Seconde Guerre mondiale.
Même si les acteurs politiques ont joué un rôle important dans la réconciliation franco-allemande, il ne faut pas sous-estimer la part de la société civile dans ce processus. Celle-ci s’est parfois même engagée en faveur de la compréhension entre les deux voisins, malgré des résistances politiques. Alors que les Allemands étaient encore considérés comme des ennemis, des maires allemands et français se sont rencontrés peu après la Seconde Guerre mondiale au Mont-Pèlerin, en Suisse, pour tourner la page sur les horreurs de la guerre.
Et même si l'Allemagne et la France ont aujourd'hui du mal à s'entendre sur une politique bilatérale ou européenne commune, il ne faut pas oublier la société civile transnationale ou franco-allemande. À travers de nombreuses rencontres, manifestations et commémorations, elle veille à ce que l'amitié franco-allemande perdure.
Eine virtuelle Ausstellung von
Team
Baptiste Berge-Bouchet
Martin Villinger
Xavier Froidevaux
Daniel Schubert
Audrey Costa
Impressum
Deutsch-Französisches Institut
Asperger Strasse 34
D - 71634 Ludwigsburg
Isabell Hoffmann
+49 (0) 7141 93 03 0
+49 (0) 7141 93 03 50
info [at] dfi.de
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Hermann-von-Helmholtz-Platz 1
76344 Eggenstein-Leopoldshafen
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